Cochrane CollaborationCochrane LibraryCochrane Summaries
English French
CENTRE COCHRANE FRANCAIS


Infections respiratoires aiguës

Infections respiratoires aiguës (114)

Timmer A, Günther J, Motschall E, Rücker G, Antes G, Kern WV.
Pelargonium sidoides extract for treating acute respiratory tract infections.
Cochrane Database of Systematic Reviews 2013, Issue 10. Art. No.: CD006323. DOI: 10.1002/14651858.CD006323.pub3

TRADUCTION   ORIGINAL
Date de traduction : --
Responsable traduction : Centre Cochrane Français
Financeurs pour le Canada : Instituts de Recherche en Santé du Canada, Ministère de la Santé et des Services Sociaux du Québec, Fonds de recherche du Québec-Santé et Institut National d'Excellence en Santé et en Services Sociaux; pour la France :  Ministère en charge de la Santé 
  Published : 2013-10-22
Statut :UPDATED
Extrait de Pelargonium sidoides pour traiter les infections aiguës des voies respiratoires   Pelargonium sidoides extract for treating acute respiratory tract infections
Résumé en langue simplifiée   Plain language summary

Pelargonium sidoides (Umckaloabo), un remède à base de plantes, pour traiter les infections aiguës des voies respiratoires

Umckaloabo est un extrait médicinal dérivé de la plante Pelargonium sidoides ( P. Sidoides ) qui est disponible dans deux formes, comprimés et liquide. L'extrait est utilisé pour le traitement des infections aiguës des voies respiratoires (IRA) pour lesquelles les antibiotiques ne sont pas nécessaires. Au vu de l'utilisation inappropriée d'antibiotiques et de l'augmentation des taux de résistance aux médicaments dans le monde, la nécessité de traitements efficaces pour ces pathologies médicales est cruciale. D'autre part, il existe des inquiétudes quant à l'innocuité de l'Umckaloabo.

Nous avons évalué 10 essais cliniques randomisés, dont huit étaient de qualité suffisante pour être inclus dans les analyses. Trois essais étudiaient la bronchite aiguë chez l'adulte et ont montré des résultats contradictoires, mais dans l'ensemble les résultats étaient positifs pour la résolution des symptômes (tous les symptômes, la toux et la production d'expectorations). Pour le traitement de la bronchite aiguë chez l'enfant, il y avait également trois études montrant des résultats inconsistants mais globalement positifs d’effets combinés. Les données disponibles indiquaient que les comprimés oraux pourraient être moins efficaces par rapport à l'extrait alcoolique. Cependant, le nombre d'essais n’est pas suffisant pour le démontrer. Une étude était disponible pour le traitement de la sinusite aiguë et une pour le traitement du rhume banal chez les adultes. Les deux ont montré que le médicament était efficace pour résoudre tous les symptômes, y compris des céphalées et écoulement nasal lorsqu' ils sont administrés pendant une période étendue. Les événements indésirables étaient plus fréquents avec P. Sidoides. , mais aucun n'était grave.

Globalement, nous avons considéré que la qualité des preuves était faible ou très faible pour tous les principaux critères de jugement puisqu’il y avait peu d'études par maladie et toutes les études étaient du même investigateur (le fabricant) et réalisées dans le même région (Ukraine et en Russie). En conséquence, il existe des preuves limitées sur l'efficacité des P. Sidoides dans le traitement d'IRA. Les preuves sont actualisées jusqu’en avril 2013.

 

Pelargonium sidoides (Umckaloabo), a herbal remedy, for treating acute respiratory tract infections

Umckaloabo is a herbal extract derived from the plant Pelargonium sidoides (P. sidoides) and is available in both tablet and liquid forms. The extract is used for the treatment of acute respiratory tract infections (ARIs) where antibiotic use is unnecessary. In the light of inappropriate antibiotic use and increasing drug resistance rates worldwide, the need for an alternative, effective remedy for these medical conditions is crucial. On the other hand, there are concerns as to the safety of Umckaloabo.

We reviewed 10 randomized clinical trials of which eight were of sufficient quality for inclusion into the analyses. Three trials dealt with acute bronchitis in adults and showed inconsistent but overall positive results for resolution of symptoms (all symptoms, cough and sputum production). For acute bronchitis in children, there were also three studies showing an inconsistent but overall positive combined effect. The available data indicate that the tablet form may be less effective compared to the alcoholic extract. However, the number of trials is not sufficient to prove this. One study each was available for the treatment of acute sinusitis and the common cold in adults. Both showed that the drug was effective in resolving all symptoms including headaches and nasal discharge when taken for an extended time period. Adverse events were more common with P. sidoides, but none were severe.

Overall we considered the quality of the evidence low or very low for all major outcomes as there were few studies per disease entity, and all were from the same investigator (the manufacturer) and performed in the same region (Ukraine and Russia). Thus, in summary, there is limited evidence for the effectiveness of P. sidoides in the treatment of ARIs. The evidence is up to date as of April 2013.

Résumé   Abstract
Contexte   Background

Pelargonium sidoides ( P. Sidoides ), également connue comme Umckaloabo, est un remède à base de plantes supposé être efficace dans le traitement des infections respiratoires aiguës (IRA).

 

Pelargonium sidoides (P. sidoides), also known as Umckaloabo, is a herbal remedy thought to be effective in the treatment of acute respiratory infections (ARIs).

Objectifs   Objectives

Évaluer l'efficacité et l'innocuité de P. Sidoides pour le traitement des IRA chez les enfants et les adultes.

 

To assess the efficacy and safety of P. sidoides for the treatment of ARIs in children and adults.

Stratégie de recherche   Search methods

En avril 2013 nous avons effectué des recherches dans MEDLINE, Journals@Ovid, La Bibliothèque Cochrane , Aperçus Biosis, Web de la Science, CINAHL, CCMed, XToxline, Santé Globale, AMED, les dossiers et archives de drogues Derwent, IPA, ISTPB + ISTP/ISSHP, EMBASE, PubMed, LILACS, la composante de Cambase « Apporté par l'éditeur », la base de donnés TRIP, les bases de données suivantes: Deutsches Ärzteblatt, Thieme, Springer ScienceDirect à partir d'Elsevier. Nous avons effectué une recherche de références bibliographiques (retrospective) dans le Web des Sciences pour l'incusion d'articles pertinents. En outre, nous avons consulté les registres d'études ClinicalTrials.gov, le Deutsches klinischer Studien (DRKS registre allemand d'essais cliniques), la plateforme du registre international d'essais cliniques (ICTRP) - OMS ICTRP, essais controlés en cours CCT et les Registres d'essais cliniques de l'UE.

 

In April 2013 we searched MEDLINE, Journals@Ovid, The Cochrane Library, Biosis Previews, Web of Science, CINAHL, CCMed, XToxline, Global Health, AMED, Derwent Drug File and Backfile, IPA, ISTPB + ISTP/ISSHP, EMBASE, Cambase, LILACS, PubMed component “Supplied by Publisher”, TRIPdatabase, the publisher databases: Deutsches Ärzteblatt, Thieme, Springer, ScienceDirect from Elsevier. We conducted a cited reference search (forward) in Web of Science of relevant papers for inclusion. In addition we searched the study registries ClinicalTrials.gov, Deutsches Register klinischer Studien DRKS (German Clinical Trials Register), International Clinical Trials Registry Platform (ICTRP) – WHO ICTRP, Current Controlled Trials and EU Clinical Trials Register.


Critères de sélection   Selection criteria

Des essais contrôlés randomisés en double aveugle (ECR) examinant l'efficacité des P. Sidoides, préparations à base d'IRA par rapport à un placebo ou tout autre traitement. La disparition complète de tous les symptômes était définie comme le critère de jugement principal; en outre, nous avons examiné la disparition des symptômes principaux prédéfinis.

 

Double-blind, randomized controlled trials (RCTs) examining the efficacy of P. sidoides preparations in ARIs compared to placebo or any other treatment. Complete resolution of all symptoms was defined as the primary outcome; in addition, we examined resolution of predefined key symptoms.


Recueil des données et analyse   Data collection and analysis

Au moins deux auteurs de la revue (AT, JG, WK) ont indépendamment extrait et noté la qualité des données. Nous avons effectué des analyses séparées par groupe d'âge et de maladie. La sous-analyse prenait en compte le type de préparation (liquide, comprimés). Nous avons examiné l'hétérogénéité à l'aide du I 2 Statistique. Nous avons calculé les risques relatifs (RR) combinés en utilisant un modèle à effets fixes si l'hétérogénéité était absente (I 2 < 5%; P > 0,1), ou un modèle à effets aléatoires en cas d'hétérogénéité. En cas d'hétérogénéité substantielle (I 2 > 50%; P < 0,10), l'effet global n'a pas été calculé.

 

At least two review authors (AT, JG, WK) independently extracted and quality scored the data. We performed separate analyses by age group and disease entity. Subanalysis considered type of preparation (liquid, tablets). We examined heterogeneity using the I2 statistic. We calculated pooled risk ratios (RR) using a fixed-effect model if heterogeneity was absent (I2 < 5%; P > 0.1), or a random-effects model in the presence of heterogeneity. If heterogeneity was substantial (I2 > 50%; P < 0.10), a pooled effect was not calculated.


Résultats principaux   Main results

De 10 études éligibles huit ont été inclus dans les analyses; deux étaient de qualité insuffisante. Trois essais d'efficacité en cas de bronchite aiguë chez l'adulte (746 patients, preuve de faible qualité) ont montré une efficacité pour la plupart des critères de jugement pour la forme liquide mais pas pour les comprimés. Trois autres essais (819 enfants, preuve de faible qualité) ont montré des résultats similaires pour le traitement de la bronchite aiguë dans cette population. Pour les deux méta-analyses, nous n'avons pas regroupé les sous totaux en raison d'une importante hétérogénéité due au type de préparation.

Une étude chez les patients souffrant de sinusite (n =103 les adultes, très faible qualité des preuves) avait montré des effets du traitement (résolution complète à 21 jours; RR 0,43, intervalle de confiance (IC) à 95%, de 0,30 à 0,62). Une étude dans le traitement du rhume banal a démontré une efficacité au bout de 10 jours, mais pas à cinq jours (très faible qualité des preuve). Nous avons évalué la qualité comme modérée pour toutes les études (pas de validation d'évaluation des résultats, des problèmes mineurs d'attrition, essais engagés par un seul chercheur). D'après le graphique en entonnoir il y avait une suspicion de biais de publication.

Il n'y avait pas de données valides pour le traitement d'autres infections aiguës des voies respiratoires. Les événements indésirables étaient plus fréquents avec P. Sidoides , mais aucun n'était grave.

 

Of 10 eligible studies eight were included in the analyses; two were of insufficient quality. Three trials (746 patients, low quality of evidence) of efficacy in acute bronchitis in adults showed effectiveness for most outcomes in the liquid preparation but not for tablets. Three other trials (819 children, low quality of evidence) showed similar results for acute bronchitis in children. For both meta-analyses, we did not pool subtotals due to relevant heterogeneity induced by type of preparation.

One study in patients with sinusitis (n = 103 adults, very low quality of evidence) showed significant treatment effects (complete resolution at day 21; RR 0.43, 95% confidence interval (CI) 0.30 to 0.62). One study in the common cold demonstrated efficacy after 10 days, but not five days (very low quality of evidence). We rated the study quality as moderate for all studies (unvalidated outcome assessment, minor attrition problems, investigator-initiated trials only). Based on the funnel plot there was suspicion of publication bias.

There were no valid data for the treatment of other acute respiratory tract infections. Adverse events were more common with P. sidoides, but none were serious.


Conclusions des auteurs   Authors'conclusion

Le P. Sidoides pourrait être efficace pour soulager les symptômes de la rhinosinusite aiguë et le traitement du rhume banal chez les adultes, mais il y a des doutes. Il pourrait être efficace pour soulager les symptômes de la bronchite aiguë chez l'adulte et l'enfant, et la sinusite chez l'adulte. La qualité globale des preuves a été considérée comme faible pour les principaux critères de jugement pour la bronchite aiguë chez les enfants et les adultes, et très faible pour la sinusite aiguë et le traitement du rhume banal. Aucune donnée fiable sur le traitement pour les autres IRA n'a été identifiée.

 

P. sidoides may be effective in alleviating symptoms of acute rhinosinusitis and the common cold in adults, but doubt exists. It may be effective in relieving symptoms in acute bronchitis in adults and children, and sinusitis in adults. The overall quality of the evidence was considered low for main outcomes in acute bronchitis in children and adults, and very low for acute sinusitis and the common cold. Reliable data on treatment for other ARIs were not identified.

 

Groupe d'appartenance : Infections respiratoires aiguës

Sujet(s) associé(s) : Poumons et voies respiratoires, Maladies infectieuses, Médecine complémentaire et alternative, Santé des enfants

 

Cliquez ici pour consulter ce résumé dans sa version originale.

 

Kenealy T, Arroll B.
Antibiotics for the common cold and acute purulent rhinitis.
Cochrane Database of Systematic Reviews 2013, Issue 6. Art. No.: CD000247. DOI: 10.1002/14651858.CD000247.pub3

TRADUCTION   ORIGINAL
Date de traduction : --
Responsable traduction : Centre Cochrane Français
Financeurs pour le Canada : Instituts de Recherche en Santé du Canada, Ministère de la Santé et des Services Sociaux du Québec, Fonds de recherche du Québec-Santé et Institut National d'Excellence en Santé et en Services Sociaux; pour la France :  Ministère en charge de la Santé 
  Published : 2013-6-4
Statut :UPDATED
Antibiotiques pour le rhume banal et la rhinite purulente aiguë   Antibiotics for the common cold and acute purulent rhinitis
Résumé en langue simplifiée   Plain language summary

Antibiotiques pour le rhume banal, une infection des voies respiratoires supérieures

La plupart des personnes à travers le monde souffrent d'un ou plusieurs épisodes de rhume banal chaque année. Excepté dans les pays à faible revenu, le rhume banal est l'une des raisons les plus citées par les personnes pour l'utilisation dantibiotiques, d'autant plus si le mucus présent dans le nez est coloré (rhinite purulente aiguë). Cependant, le rhume banal est provoqué par des virus, qui ne répondent pas aux antibiotiques, et les antibiotiques peuvent entraîner des effets secondaires, en particulier la diarrhée. Lutilisation abusive d'antibiotiques entraîne une antibiorésistance.

Pour déterminer si les antibiotiques sont efficaces pour le traitement du rhume banal nous avons identifié des études qui comparaient un groupe de personnes prenant un antibiotique à un autre groupe de personnes prenant un médicament qui semblaient similaire mais ne contenait pas d'antibiotique (placebo). Nous n'avons trouvé six études portant sur le traitement du rhume banal, avec 1047 participants et cinq études sur la rhinite purulente aiguë, avec 791 participants. De nombreuses études présentaient des défauts méthodologiques qui pourraient avoir faussé les résultats, en particulier, bon nombre des participants avaient probablement des infections pulmonaire ou sinusienne dont les chercheurs n'avaient pas connaissance.

Les résultats suggèrent que les antibiotiques ne sont pas efficaces pour le traitement du rhume banal ou pour la rhinite purulente aiguë et de nombreuses personnes sont affectées par les effets secondaires des antibiotiques.

 

Antibiotics for the common cold, an infection of the upper respiratory tract

Most people around the world will have one or more common cold episodes every year. Except in low-income countries, the common cold is one of the most cited reasons for people to use antibiotics, even more so if the mucus from their nose is coloured (acute purulent rhinitis). However, common colds are caused by viruses, which do not respond to antibiotics, and antibiotics can cause side effects, especially diarrhoea. Overuse of antibiotics leads to bacteria becoming resistant to antibiotics.

To find out whether antibiotics work for the common cold we identified studies that compared one group of people taking an antibiotic with another group of people taking a medication that looked similar but contained no antibiotic (a placebo). We found six studies of the common cold, with 1047 participants and five studies of acute purulent rhinitis, with 791 participants. Many of the studies had flaws which might have biased the results, especially because many of the participants probably had chest or sinus infections that the researchers did not know about.

Results suggest that antibiotics do not work for either the common cold or for acute purulent rhinitis and many people are affected by antibiotic side effects.

Résumé   Abstract
Contexte   Background

On croit depuis longtemps que les antibiotiques ne présentent aucun rôle dans le traitement du rhume banal, et pourtant ils sont souvent prescrits au motif qu'ils pourraient prévenir les infections bactériennes secondaires.

 

It has long been believed that antibiotics have no role in the treatment of common colds yet they are often prescribed in the belief that they may prevent secondary bacterial infections.

Objectifs   Objectives

Déterminer l'efficacité des antibiotiques par rapport à un placebo pour réduire les symptômes naso-pharyngiennes généraux et spécifiques d'infections aiguës des voies respiratoires supérieures (IVRS) (rhume banal).
Déterminer si les antibiotiques ont une influence sur les critères de jugement pour la rhinite purulente aiguë et pour la rhinite «claire» aigue de durée inférieure à 10 jours avant l'intervention.
Déterminer s'il existe des effets délétères significatifs associés à un traitement antibiotique pour les participants ayant reçu un diagnostic clinique d'IVRS aiguë ou rhinite purulente aiguë.

 

To determine the efficacy of antibiotics compared with placebo for reducing general and specific nasopharyngeal symptoms of acute upper respiratory tract infections (URTIs) (common colds).
To determine if antibiotics have any influence on the outcomes for acute purulent rhinitis and acute clear rhinitis lasting less than 10 days before the intervention.
To determine whether there are significant adverse outcomes associated with antibiotic therapy for participants with a clinical diagnosis of acute URTI or acute purulent rhinitis.

Stratégie de recherche   Search methods

Pour cette mise à jour en 2013 nous avons effectué des recherches dans CENTRAL 2013, numéro 1, MEDLINE (mars 2005 à la 2e semaine de février 2013), EMBASE (de janvier 2010 et février 2013), CINAHL (de 2005 à février 2013), LILACS (de 2005 à février 2013) et Biosis Previews (de 2005 à février 2013).

 

For this 2013 update we searched CENTRAL 2013, Issue 1, MEDLINE (March 2005 to February week 2, 2013), EMBASE (January 2010 to February 2013), CINAHL (2005 to February 2013), LILACS (2005 to February 2013) and Biosis Previews (2005 to February 2013).

Critères de sélection   Selection criteria

Essais contrôlés randomisés (ECR) comparant tout traitement antibiotique à un placebo chez les personnes présentant des symptômes d'une infection aiguë des voies respiratoires supérieures depuis moins de sept jours, ou une rhinite purulente aiguë d'une durée de moins de 10 jours.

 

Randomised controlled trials (RCTs) comparing any antibiotic therapy against placebo in people with symptoms of acute upper respiratory tract infection for less than seven days, or acute purulent rhinitis less than 10 days in duration.

Recueil des données et analyse   Data collection and analysis

Les deux auteurs de la revue ont évalué la qualité des essais et extrait les données de manière indépendante.

 

Both review authors independently assessed trial quality and extracted data.

Résultats principaux   Main results

Cette revue mise à jour inclut 11 études. Six études ont contribué à un ou plusieurs analyses concernant le rhume banal, avec jusqu'à 1047 participants. Cinq études ont contribué à un ou plusieurs analyses relatives à la rhinite purulente aiguë, avec jusqu'à 791 participants. Une étude a seulement contribué aux données sur les événements indésirables et une répondait aux critères d'inclusion, mais n'a rapporté que les statistiques de synthèse sans apporter aucune donnée numérique qui a pu être inclus dans les méta-analyses. Linterprétation des données combinées est limitée parce que certaines études portaient uniquement sur des enfants, ou uniquement sur les adultes, ou uniquement sur des hommes ; un large éventail d'antibiotiques a été utilisé et les résultats étaient mesurés de différentes manières. Il y avait un risque modéré de biais en raison des méthodes non détaillées ou parce qu'un nombre inconnu des participants étaient susceptibles davoir des infections pulmonaires ou des sinus.

Les participants recevant des antibiotiques pour le traitement du rhume banal ne montraient aucune amélioration en termes d'absence de guérison ou de persistance des symptômes par rapport à ceux sous placebo (risque relatif (RR) 0,95, intervalle de confiance (IC) à 95 % 0,59 à 1,51, (effets aléatoires)), selon une analyse groupée de six essais portant sur un total de 1047 participants. Le RR des effets indésirables dans le groupe d'antibiotiques était de 1,8, IC à 95 % 1,01 à 3,21, (effets aléatoires). Les participants adultes présentaient un risque d'effets indésirables significativement plus élevé avec les antibiotiques par rapport au placebo (RR 2,62, IC à 95 % entre 1,32 et 5,18) (effets aléatoires) alors qu'il n'y avait pas de risque plus élevé chez les enfants (RR 0,91, IC à 95 % 0,51 à 1,63).

Le RR combiné pour la rhinite purulente aiguë persistante avec des antibiotiques par rapport au placebo était de 0,73 (IC à 95 % 0,47 à 1,13) (effets aléatoires), sur la base de quatre études portant sur 723 participants. Il n'y avait une augmentation des effets indésirables dans les études d'antibiotiques pour la rhinite purulente aiguë (RR 1,46, IC à 95 % 1,10 à 1,94).

 

This updated review included 11 studies. Six studies contributed to one or more analyses related to the common cold, with up to 1047 participants. Five studies contributed to one or more analyses relating to purulent rhinitis, with up to 791 participants. One study contributed only to data on adverse events and one met the inclusion criteria but reported only summary statistics without providing any numerical data that could be included in the meta-analyses. Interpretation of the combined data is limited because some studies included only children, or only adults, or only males; a wide range of antibiotics were used and outcomes were measured in different ways. There was a moderate risk of bias because of unreported methods details or because an unknown number of participants were likely to have chest or sinus infections.

Participants receiving antibiotics for the common cold did no better in terms of lack of cure or persistence of symptoms than those on placebo (risk ratio (RR) 0.95, 95% confidence interval (CI) 0.59 to 1.51, (random-effects)), based on a pooled analysis of six trials with a total of 1047 participants. The RR of adverse effects in the antibiotic group was 1.8, 95% CI 1.01 to 3.21, (random-effects). Adult participants had a significantly greater risk of adverse effects with antibiotics than with placebo (RR 2.62, 95% CI 1.32 to 5.18) (random-effects) while there was no greater risk in children (RR 0.91, 95% CI 0.51 to 1.63).

The pooled RR for persisting acute purulent rhinitis with antibiotics compared to placebo was 0.73 (95% CI 0.47 to 1.13) (random-effects), based on four studies with 723 participants. There was an increase in adverse effects in the studies of antibiotics for acute purulent rhinitis (RR 1.46, 95% CI 1.10 to 1.94).

Conclusions des auteurs   Authors'conclusion

Il n'existe aucune preuve de bénéfice des antibiotiques pour le rhume banal ou pour la rhinite purulente aiguë persistante chez les enfants ou les adultes. Il existe des preuves que les antibiotiques provoquent des effets indésirables significatifs chez les adultes lorsqu'ils sont administrés pour le traitement du rhume banal et dans tous les âges lorsqu'ils sont administrés pour la rhinite purulente aiguë. Lutilisation systématique d'antibiotiques pour ces pathologies n'est pas recommandée.

 

There is no evidence of benefit from antibiotics for the common cold or for persisting acute purulent rhinitis in children or adults. There is evidence that antibiotics cause significant adverse effects in adults when given for the common cold and in all ages when given for acute purulent rhinitis. Routine use of antibiotics for these conditions is not recommended.

 

Groupe d'appartenance : Infections respiratoires aiguës

Sujet(s) associé(s) : Poumons et voies respiratoires, Maladies infectieuses, Oto-rhino-laryngologie, Santé des enfants

 

Cliquez ici pour consulter ce résumé dans sa version originale.

 

Venekamp RP, Sanders S, Glasziou PP, Del Mar CB, Rovers MM.
Antibiotics for acute otitis media in children.
Cochrane Database of Systematic Reviews 2013, Issue 1. Art. No.: CD000219. DOI: 10.1002/14651858.CD000219.pub3

TRADUCTION   ORIGINAL
Date de traduction : --
Responsable traduction : Centre Cochrane Français
Financeurs pour le Canada : Instituts de Recherche en Santé du Canada, Ministère de la Santé et des Services Sociaux du Québec, Fonds de recherche du Québec-Santé et Institut National d'Excellence en Santé et en Services Sociaux; pour la France :  Ministère en charge de la Santé 
  Published : 2013-1-31
Statut :UPDATED
Antibiotiques pour l'otite moyenne aiguë chez l'enfant   Antibiotics for acute otitis media in children
Résumé en langue simplifiée   Plain language summary

Antibiotiques pour l'infection de loreille moyenne (otite moyenne aiguë) chez l'enfant

Une infection aiguë de loreille moyenne (otite moyenne aiguë (OMA)) est l'une des infections infantiles les plus fréquentes, provoquant des douleurs et de la surdité. A l'âge de trois ans, la plupart des enfants ont eu au moins un épisode d'OMA. Alors que lOMA se guérit généralement sans traitement, elle est souvent traitée par antibiotiques. Nous avons évalué l'efficacité des antibiotiques par rapport à un placebo chez les enfants souffrant d'une OMA. Nous avons inclus 12 essais totalisant 3317 enfants et 3854 épisodes d'OMA dans cette revue systématique. Onze essais ont rapporté des données de résultats pertinentes pour le patient. Nous avons trouvé que les antibiotiques nétaient pas très utile pour la plupart des enfants souffrant d'une OMA ; les antibiotiques ne réduisaient pas le nombre d'enfants souffrant de douleur au bout de 24 heures (lorsque la plupart des enfants se sentaient mieux de toute façon), le nombre d'enfants souffrant de douleur dans les quelques jours après et n'a pas réduit le nombre d'enfants souffrant d'une perte daudition (qui peut durer plusieurs semaines). Cependant, un traitement antibiotique réduisait le nombre de perforations tympaniques et dépisodes controlatéraux d'OMA. Les antibiotiques semblent être plus salutaires chez les enfants de moins de deux ans souffrant d'infection dans les deux oreilles et chez les enfants atteints à la fois d'OMA et découlement de l'oreille. Il n'y a pas suffisamment d'informations pour savoir si les antibiotiques réduisaient le risque de complications rares telles que mastoïdite (infection de los autour de l'oreille).

Certaines recommandations préconisent une approche de prise en charge dans lesquels les enfants sont observés et les antibiotiques administrés uniquement si les symptômes persistent ou empirent après quelques jours. Nous avons également déterminé l'efficacité des antibiotiques débutés immédiatement par rapport à l'observation non interventionniste chez les enfants souffrant d'une OMA. Nous avons identifié cinq essais éligibles portant sur 1149 enfants pour cette revue. Quatre essais (incluant 1007 enfants) ont fourni des données pouvant être utilisées. Nous navons trouvé aucune différence entre les antibiotiques débutés immédiatement et lapproche dobservation non interventionniste dans le nombre d'enfants souffrant de douleur trois à sept jours après l'évaluation.

Toutes les études incluses dans cette revue provenaient de pays à revenu élevé. Les données sont insuffisantes en ce qui concerne les populations dans lesquelles lincidence et le risque de progression vers mastoïdite sont plus élevés. Les antibiotiques provoquaient des effets indésirables tels que des diarrhées, des vomissements et des éruptions cutanées et peuvent également augmenter la résistance aux antibiotiques dans la communauté. Il est difficile d'équilibre les faibles bénéfices avec les légers effets délétères des antibiotiques chez les enfants souffrant d'une OMA. Cependant, pour la plupart des enfants atteints de maladie légère, une prise en charge non interventionniste et observationnelle semble justifiée.

 

Antibiotics for middle-ear infection (acute otitis media) in children

An acute middle-ear infection (acute otitis media (AOM)) is one of the most common childhood infections, causing pain and deafness. By three years of age, most children have had at least one AOM episode. Though AOM usually resolves without treatment, it is often treated with antibiotics. We assessed the effectiveness of antibiotics as compared to placebo in children with AOM. We included 12 trials with 3317 children and 3854 AOM episodes in this systematic review. Eleven trials reported patient-relevant outcome data. We found that antibiotics were not very useful for most children with AOM; antibiotics did not decrease the number of children with pain at 24 hours (when most children were better anyway), only slightly reduced the number of children with pain in the few days following and did not reduce the number of children with hearing loss (that can last several weeks). However, antibiotic treatment did reduce the number of tympanic membrane perforations and contralateral AOM episodes. Antibiotics seem to be most beneficial in children younger than two years of age with infection in both ears and in children with both AOM and discharge from the ear. There was not enough information to know if antibiotics reduced rare complications such as mastoiditis (infection of the bones around the ear).

Some guidelines have recommended a management approach in which certain children are observed and antibiotics taken only if symptoms remain or have worsened after a few days. We therefore also determined the effectiveness of immediate antibiotics as compared to expectant observation in children with AOM. We identified five eligible trials with 1149 children for this review. Four trials (including 1007 children) did report outcome data that could be used. We found no difference between immediate antibiotics and expectant observational approaches in the number of children with pain three to seven days after assessment.

All of the studies included in this review were from high-income countries. Data are lacking from populations in which the AOM incidence and risk of progression to mastoiditis is higher. Antibiotics caused unwanted effects such as diarrhoea, vomiting and rash and may also increase resistance to antibiotics in the community. It is difficult to balance the small benefits against the small harms of antibiotics in children with AOM. However, for most children with mild disease, an expectant observational approach seems justified.

Résumé   Abstract
Contexte   Background

L'otite moyenne aiguë (OMA) est l'une des maladies les plus courantes de la petite enfance et de l'enfance. L'utilisation d'antibiotiques pour l'OMA varie de 56 % dans les Pays-Bas à 95 % aux États-Unis, au Canada et en Australie.

 

Acute otitis media (AOM) is one of the most common diseases in early infancy and childhood. Antibiotic use for AOM varies from 56% in the Netherlands to 95% in the USA, Canada and Australia.

Objectifs   Objectives

Évaluer les effets des antibiotiques pour les enfants souffrant d'une OMA.

 

To assess the effects of antibiotics for children with AOM.

Stratégie de recherche   Search methods

Nous avons effectué des recherches dans CENTRAL (2012, numéro 10), MEDLINE (de 1966 à la 4ème semaine d'octobre 2012), OLDMEDLINE (1958 à 1965), EMBASE (de janvier 1990 à novembre 2012), Current Contents (de 1966 à novembre 2012), CINAHL (de 2008 à novembre 2012) et LILACS (de 2008 à novembre 2012).

 

We searched CENTRAL (2012, Issue 10), MEDLINE (1966 to October week 4, 2012), OLDMEDLINE (1958 to 1965), EMBASE (January 1990 to November 2012), Current Contents (1966 to November 2012), CINAHL (2008 to November 2012) and LILACS (2008 to November 2012).

Critères de sélection   Selection criteria

Essais contrôlés randomisés (ECR) comparant 1) des agents antimicrobiens à un placebo et 2) le traitement antibiotique immédiat avec l'observation non interventionniste (y compris la prescription d'antibiotiques différée) chez les enfants souffrant d'une OMA.

 

Randomised controlled trials (RCTs) comparing 1) antimicrobial drugs with placebo and 2) immediate antibiotic treatment with expectant observation (including delayed antibiotic prescribing) in children with AOM.

Recueil des données et analyse   Data collection and analysis

Deux auteurs de la revue ont indépendamment évalué la qualité des essais et extrait les données de manière indépendante.

 

Two review authors independently assessed trial quality and extracted data.

Résultats principaux   Main results

Pour la revue d'antibiotiques par rapport à un placebo, 12 ECR (3317 les enfants et 3854 épisodes d'OMA) dans des pays à revenus élevés, étaient éligibles. Cependant, un essai n'avait pas de critère de jugement relatif au devenir des patients, et il restait donc 11 essais présentant généralement un faible risque de biais. Les antibiotiques ne réduisaient pas la douleur au bout de 24 heures (risque relatif (RR) 0,89 ; intervalle de confiance (IC) à 95 % 0,78 à 1,01) mais près d'un tiers de moins présentait une douleur résiduelle après deux à trois jours (RR 0,70 ; IC à 95 % 0,57 à 0,86 ; nombre de sujets à traiter pour obtenir un résultat bénéfique supplémentaire (NSTb) 20) et moins présentaient des douleurs au bout de quatre à sept jours (RR 0,79 ; IC à 95 % 0,66 à 0,95 ; NST 20). Par rapport à un placebo, les antibiotiques n'ont pas modifié le nombre de résultats anormaux de la tympanométrie à quatre à six semaines (RR 0,92 ; IC à 95 % 0,83 à 1,01) ou au bout de trois mois (RR 0,97 ; IC à 95 % 0,76 à 1,24), ou le nombre de récidives d'OMA (RR 0,93 ; IC à 95 % 0,78 à 1,10). Cependant, un traitement antibiotique a conduit à une réduction statistiquement significative du nombre de perforations de la membrane tympanique (RR 0,37 ; IC à 95 % 0,18 à 0,76 ; NSTB 33) et réduit de moitié les épisodes dOMA controlatérale (RR de 0,49 ; IC à 95 % 0,25 à 0,95 ; NST 11) par rapport à un placebo. Les complications sévères étaient rares et ne différaient pas entre les enfants traités avec des antibiotiques et ceux traités avec un placebo. Les événements indésirables (tels que les vomissements, la diarrhée et les éruptions cutanées) étaient plus fréquents chez les enfants sous antibiotiques (RR 1,34 ; IC à 95 % 1,16 à 1,55 ; nombre nécessaire pour nuire (NNN) 14). Les graphiques type «funnel» ne suggèrent pas de biais de publication. Une méta-analyse des données individuelles des patients d'un sous-ensemble des essais inclus a trouvé les antibiotiques plus bénéfiques chez les enfants âgés de moins de deux ans souffrant d'une OMA bilatérale, ou à la fois avec une OMA et une otorrhée.

Pour la revue de la prescription immédiate d'antibiotiques par rapport à l'observation non interventionniste, cinq essais (1149 enfants) étaient éligibles. Quatre essais (1007 enfants) ont rapporté des données qui pouvaient être utilisées pour cette revue. À partir de ces essais, les données de 959 enfants ont pu être extraites pour la méta-analyse sur la douleur au bout de trois à sept jours. Aucune différence au niveau de la douleur était détectable après trois à sept jours (RR 0,75 ; IC à 95 % 0,50 à 1,12). Aucune complication grave nest survenue dans le groupe d'antibiotiques ou le groupe d'observation non interventionniste. De plus, aucune différence dans les perforations tympaniques et la récidive de l'OMA n'était observée. La prescription d'antibiotiques immédiate a été associée à un risque accru important de vomissements, de diarrhée et déruptions cutanées par rapport à l'observation non interventionniste (RR 1,01 ; IC à 95 % 1,24 à 2,36).

 

For the review of antibiotics against placebo, 12 RCTs (3317 children and 3854 AOM episodes) from high-income countries were eligible. However, one trial did not report patient-relevant outcomes, leaving 11 trials with generally low risk of bias. Pain was not reduced by antibiotics at 24 hours (risk ratio (RR) 0.89; 95% confidence interval (CI) 0.78 to 1.01) but almost a third fewer had residual pain at two to three days (RR 0.70; 95% CI 0.57 to 0.86; number needed to treat for an additional beneficial outcome (NNTB) 20) and fewer had pain at four to seven days (RR 0.79; 95% CI 0.66 to 0.95; NNTB 20). When compared with placebo, antibiotics did not alter the number of abnormal tympanometry findings at either four to six weeks (RR 0.92; 95% CI 0.83 to 1.01) or at three months (RR 0.97; 95% CI 0.76 to 1.24), or the number of AOM recurrences (RR 0.93; 95% CI 0.78 to 1.10). However, antibiotic treatment did lead to a statistically significant reduction of tympanic membrane perforations (RR 0.37; 95% CI 0.18 to 0.76; NNTB 33) and halved contralateral AOM episodes (RR 0.49; 95% CI 0.25 to 0.95; NNTB 11) as compared with placebo. Severe complications were rare and did not differ between children treated with antibiotics and those treated with placebo. Adverse events (such as vomiting, diarrhoea or rash) occurred more often in children taking antibiotics (RR 1.34; 95% CI 1.16 to 1.55; number needed to treat for an additional harmful outcome (NNTH) 14). Funnel plots do not suggest publication bias. Individual patient data meta-analysis of a subset of included trials found antibiotics to be most beneficial in children aged less than two with bilateral AOM, or with both AOM and otorrhoea.

For the review of immediate antibiotics against expectant observation, five trials (1149 children) were eligible. Four trials (1007 children) reported outcome data that could be used for this review. From these trials, data from 959 children could be extracted for the meta-analysis on pain at days three to seven. No difference in pain was detectable at three to seven days (RR 0.75; 95% CI 0.50 to 1.12). No serious complications occurred in either the antibiotic group or the expectant observation group. Additionally, no difference in tympanic membrane perforations and AOM recurrence was observed. Immediate antibiotic prescribing was associated with a substantial increased risk of vomiting, diarrhoea or rash as compared with expectant observation (RR 1.71; 95% CI 1.24 to 2.36).

Conclusions des auteurs   Authors'conclusion

Le traitement antibiotique a conduit à une réduction statistiquement significative des enfants souffrant de douleur en rapport avec une OMA à deux à sept jours, par rapport à un placebo, mais étant donné que la plupart des enfants (82 %) vont mieux spontanément, environ 20 enfants doivent être traités pour prévenir un souffrant de douleurs auriculaires à deux à sept jours. De plus, un traitement antibiotique a conduit à une réduction statistiquement significative du nombre de perforations de membrane tympanique (NSTb 33) et dépisodes d'OMA controlatérale (NSTb =11). Ces effets bénéfiques doivent être pondérés avec les possibles effets délétères : pour 14 enfants traités avec des antibiotiques, un enfant a subi un événement indésirable (tels que les vomissements, la diarrhée et les éruptions cutanées) qui ne se serait pas produit si les antibiotiques navaient pas été prescrits. Les antibiotiques semblent être le plus utile chez les enfants de moins de deux ans souffrant d'une OMA bilatérale, ou à la fois avec une OMA et une otorrhée. Pour la plupart des autres enfants atteints de maladie légère, une prise en charge non interventionniste et observationnelle semble justifiée. Nous navons aucun essai dans les populations présentant des risques plus élevés de complications.

 

Antibiotic treatment led to a statistically significant reduction of children with AOM experiencing pain at two to seven days compared with placebo but since most children (82%) settle spontaneously, about 20 children must be treated to prevent one suffering from ear pain at two to seven days. Additionally, antibiotic treatment led to a statistically significant reduction of tympanic membrane perforations (NNTB 33) and contralateral AOM episodes (NNTB 11). These benefits must be weighed against the possible harms: for every 14 children treated with antibiotics, one child experienced an adverse event (such as vomiting, diarrhoea or rash) that would not have occurred if antibiotics had been withheld. Antibiotics appear to be most useful in children under two years of age with bilateral AOM, or with both AOM and otorrhoea. For most other children with mild disease, an expectant observational approach seems justified. We have no trials in populations with higher risks of complications.

 

Groupe d'appartenance : Infections respiratoires aiguës

Sujet(s) associé(s) : Maladies infectieuses, Oto-rhino-laryngologie, Santé des enfants

 

Cliquez ici pour consulter ce résumé dans sa version originale.

 

Chalumeau M, Duijvestijn YCM.
Acetylcysteine and carbocysteine for acute upper and lower respiratory tract infections in paediatric patients without chronic broncho-pulmonary disease.
Cochrane Database of Systematic Reviews 2013, Issue 5. Art. No.: CD003124. DOI: 10.1002/14651858.CD003124.pub4

TRADUCTION   ORIGINAL
Date de traduction : --
Responsable traduction : Centre Cochrane Français
Financeurs pour le Canada : Instituts de Recherche en Santé du Canada, Ministère de la Santé et des Services Sociaux du Québec, Fonds de recherche du Québec-Santé et Institut National d'Excellence en Santé et en Services Sociaux; pour la France :  Ministère en charge de la Santé 
  Published : 2013-5-31
Statut :UPDATED
L'acétylcystéine et la carbocystéine pour le traitement des infections des voies respiratoires supérieures et inférieures chez les patients pédiatriques sans maladie broncho-pulmonaire chronique   Acetylcysteine and carbocysteine for acute upper and lower respiratory tract infections in paediatric patients without chronic broncho-pulmonary disease
Résumé en langue simplifiée   Plain language summary

L'acétylcystéine et la carbocystéine pour traiter les infections des voies respiratoires supérieures et inférieures chez les enfants ne souffrant pas d'une maladie broncho-pulmonaire chronique

L'acétylcystéine et la carbocystéine sont les plus couramment prescrits des médicaments qui visent à modifier la structure des sécrétions bronchiques. Cette revue systématique a évalué leur efficacité et innocuité dans le traitement des infections des voies respiratoires supérieures et inférieures chez les enfants ne souffrant pas d'une maladie broncho-pulmonaire chronique. Nous avons également particulièrement étudié les patients âgés de moins de deux ans.

Quarante-neuf essais remplissaient les critères d'inclusion. Six essais impliquant 497 participants ont été inclus afin d'étudier l'efficacité, et comparaient l'acétylcystéine ou la carbocystéine à un placebo. Trente quatre essais (y compris les six) étaient éligibles afin d'étudier l'innocuité et concernaient 2064 patients pédiatriques.

Les résultats de cette revue suggèrent une efficacité réelle, mais limitée, de l'acétylcystéine et de la carbocystéine (par ex. réduction de la toux à sept jours) et une bonne innocuité globale (sauf pour de rares légers effets secondaires gastro-intestinaux) chez les enfants âgés de plus de deux ans. Cependant, le nombre de participants inclus était limité et la qualité méthodologique était contestable. Ces résultats devraient également tenir compte du fait que l'acétylcystéine et la carbocystéine sont prescrites pour des maladies spontanément résolutives (par exemple, toux aiguë, bronchite). Chez les enfants de moins de deux ans, et compte tenu des fortes inquiétudes concernant la sécurité ( accroîtraient au lieu de diminuer les sécrétions bronchiques), ces médicaments ne devraient être utilisés que pour le traitement des infections des voies respiratoires supérieures et inférieures dans le cadre d'un essai contrôlé randomisé.

 

Acetylcysteine and carbocysteine to treat acute upper and lower respiratory tract infections in children without chronic broncho-pulmonary disease

Acetylcysteine and carbocysteine are the most commonly prescribed drugs which aim to change the structure of bronchial secretions. This systematic review assessed their efficacy and safety for treating acute upper and lower respiratory tract infections in children without chronic broncho-pulmonary disease. We also looked in particular at patients younger than two years of age.

Forty-nine trials met the inclusion criteria. Six trials involving 497 participants were included to study efficacy, and compared acetylcysteine or carbocysteine to placebo. Thirty-four trials (including the previous six) were eligible to study safety and involved 2064 paediatric patients.

The results of this review suggest actual but limited efficacy of acetylcysteine and carbocysteine (e.g. reduction of cough at day seven) and good overall safety (except for rare mild gastrointestinal side effects) among children older than two years of age. However, the number of participants included was limited and the methodological quality was questionable. These results should also take into consideration the fact that acetylcysteine and carbocysteine are prescribed for self limiting diseases (for example, acute cough, bronchitis). In children younger than two years, and given strongconcerns about safety (increased instead of decreased bronchial secretions), these drugs should only be used for acute upper and lower respiratory tract infections in the context of a randomised controlled trial.

Résumé   Abstract
Contexte   Background

L'acétylcystéine et la carbocystéine sont les mucolytiques les plus couramment prescrits au Brésil et dans de nombreux pays européens et africains. À notre connaissance, aucune revue systématique n'a été publiée sur leur efficacité et leur sécurité pour le traitement des infections des voies respiratoires supérieures et inférieures (IVR) chez les enfants ne souffrant pas d'une maladie broncho-pulmonaire chronique.

 

Acetylcysteine and carbocysteine are the most commonly prescribed mucolytic drugs in Brazil and many European and African countries. To our knowledge, no systematic review has been published on their efficacy and safety for acute upper and lower respiratory tract infections (RTIs) in children without chronic broncho-pulmonary disease.

Objectifs   Objectives

L'objectif était d'évaluer l'efficacité et l'innocuité et d'établir le rapport bénéfice-risque de l'acétylcystéine et la carbocystéine en tant que traitements symptomatiques pour les IVR supérieures et inférieures chez les patients pédiatriques sans maladie broncho-pulmonaire chronique.

 

The objective was to assess the efficacy and safety and to establish a benefit-risk ratio of acetylcysteine and carbocysteine as symptomatic treatments for acute upper and lower RTIs in paediatric patients without chronic broncho-pulmonary disease.

Stratégie de recherche   Search methods

Nous avons effectué des recherches dans CENTRAL (2013, numéro 2), MEDLINE (de 1966 à la 3ème semaine de février 2013), EMBASE (de 1980 à mars 2013), Micromedex (2010), Pascal (de 1987 à 2004) et Science Citation Index (de 1974 à mars 2013).

 

 

We searched CENTRAL (2013, Issue 2), MEDLINE (1966 to February week 3, 2013), EMBASE (1980 to March 2013), Micromedex (2010), Pascal (1987 to 2004) and Science Citation Index (1974 to March 2013).

Critères de sélection   Selection criteria

Afin d'étudier l'efficacité, nous avons utilisé des essais contrôlés randomisés (ECR) comparant l'utilisation de l'acétylcystéine ou de la carbocystéine par rapport à un placebo, seuls ou en tant que traitement complémentaire. Pour étudier l'innocuité, nous avons utilisé des essais comparant l'acétylcystéine ou de la carbocystéine par rapport à un traitement actif ou l'absence de traitement et des rapports de cas.

 

To study efficacy, we used randomised controlled trials (RCTs) comparing the use of acetylcysteine or carbocysteine versus placebo, either alone or as an add-on therapy. To study safety, we used trials comparing acetylcysteine or carbocysteine versus active treatment or no treatment and case reports.

Recueil des données et analyse   Data collection and analysis

Dans cette revue mise à jour, deux auteurs de la revue (YD, MC), avec l'aide d'un collègue, ont extrait les données et évalué la qualité des essais. Nous avons effectué une analyse en sous-groupe des enfants âgés de moins de deux ans.

 

In this review update two review authors (YD, MC), with help from a colleague, extracted data and assessed trial quality. We performed a subgroup analysis of children younger than two years of age.

Résultats principaux   Main results

Nous avons inclus six essais impliquant 497 participants afin d'étudier l'efficacité. Ils ont montré certains bénéfices (par ex. réduction de la toux à sept jours) des agents mucolytiques, bien que les différences ont été de peu de pertinence clinique. Aucune conclusion n'était présentée concernant le sous-groupe de nourrissons de moins de deux ans, car les données n'étaient pas disponibles. trente quatre études, incluant les six essais précédents et comportant 2064 enfants, étaient éligibles afin d'étudier l'innocuité. l'Innocuité globale était bonne mais très peu de données étaient disponibles pour évaluer l'innocuité chez les nourrissons de moins de deux ans. Cependant, 59 cas de bronchorrhée paradoxalement accrue observée chez les nourrissons ont été rapportés à l'organisme de pharmacovigilance français.

 

We included six trials involving 497 participants to study efficacy. They showed some benefit (e.g. reduction of cough at day seven) from mucolytic agents, although differences were of little clinical relevance. No conclusion was drawn about the subgroup of infants younger than two years because data were unavailable. Thirty-four studies, including the previous six trials involving 2064 children, were eligible to study safety. Overall safety was good but very few data were available to evaluate safety in infants younger than two years. However, 59 cases of paradoxically increased bronchorrhoea observed in infants were reported to the French pharmacovigilance system.

Conclusions des auteurs   Authors'conclusion

Les résultats doivent être interprétés avec prudence car elles se basent sur un nombre limité de participants inclus dans des études, dont la qualité méthodologique est discutable. L'acétylcystéine et la carbocystéine semblent avoir une efficacité limitée et semblent être sans danger chez les enfants âgés de plus de deux ans. Ces résultats devraient tenir compte du fait que l'acétylcystéine et la carbocystéine sont prescrites pour des maladies spontanément résolutives (par exemple, toux aiguë, bronchite). Compte tenu de fortes inquiétudes concernant l'innocuité, ces médicaments devraient être utilisés uniquement pour les IVR supérieures et inférieures dans le contexte d'un ECR en ce qui concerne les enfants de moins de deux ans.

 

The results have to be interpreted with caution because they are based on a limited number of participants included in studies whose methodological quality is questionable. Acetylcysteine and carbocysteine seem to have a limited efficacy and appear to be safe in children older than two years. These results should take into consideration the fact that acetylcysteine and carbocysteine are prescribed for self limiting diseases (for example, acute cough, bronchitis). Given strong concerns about safety, these drugs should only be used for acute upper and lower RTIs in the context of a RCT with regards to children younger than two years.

 

Groupe d'appartenance : Infections respiratoires aiguës

Sujet(s) associé(s) : Poumons et voies respiratoires, Maladies infectieuses, Oto-rhino-laryngologie, Santé des enfants

 

Cliquez ici pour consulter ce résumé dans sa version originale.

 

Zalmanovici Trestioreanu A, Fraser A, Gafter-Gvili A, Paul M, Leibovici L.
Antibiotics for preventing meningococcal infections.
Cochrane Database of Systematic Reviews 2013, Issue 10. Art. No.: CD004785. DOI: 10.1002/14651858.CD004785.pub5

TRADUCTION   ORIGINAL
Date de traduction : --
Responsable traduction : Centre Cochrane Français
Financeurs pour le Canada : Instituts de Recherche en Santé du Canada, Ministère de la Santé et des Services Sociaux du Québec, Fonds de recherche du Québec-Santé et Institut National d'Excellence en Santé et en Services Sociaux; pour la France :  Ministère en charge de la Santé 
  Published : 2013-10-25
Statut :UPDATED
Les antibiotiques pour la prévention des infections à méningocoques   Antibiotics for preventing meningococcal infections
Résumé en langue simplifiée   Plain language summary

Les antibiotiques pour la prévention des infections à méningocoques

La méningococcie est une maladie bactérienne contagieuse causée par la bactérie Neisseria meningitidis (Meningitidis N.) avec des taux de mortalité élevés : Jusqu'à 15 % pour l'infection du système nerveux central (méningite) et jusqu'à 50 à 60 % chez les patients présentant une infection de la circulation sanguine et un choc; jusqu'à 15 % des survivants souffrent de graves déficits neurologiques. Les personnes ayant été en contact étroit avec une personne souffrant d'une infection à méningocoques et les populations présentant un taux de contagion élevé se voient proposer des antibiotiques pour éradiquer les bactéries et ainsi prévenir la maladie.

Les données provenant de 24 études, la plupart de haute qualité, incluant 6885 participants, ont découvert que la rifampicine (également connue sous le nom de rifampine), la ciprofloxacine, la ceftriaxone et la pénicilline sont des agents efficaces pour éradiquer la contagion du Meningitidis N. Cependant, l'utilisation de la rifampicine peut avoir un inconvénient car le développement d'une résistance antibiotique a été décelé après le traitement. Les effets indésirables bénins sont associés avec les différents antibiotiques utilisés. La prévention de la maladie n'a pas pu être évaluée directement dans cette revue car seules les données pour l'éradication de la bactérie étaient disponibles. Différentes périodes de suivi étaient rapportées dans les études. L'évidence dans cette revue est à jour en en date de Juin 2013.

 

Antibiotics for preventing meningococcal infections

Meningococcal disease is a contagious bacterial disease caused by the bacteria Neisseria meningitidis (N.meningitidis) with high fatality rates: up to 15% for infection of the central nervous system (meningitis) and up to 50% to 60% among patients with blood stream infection and shock; up to 15% of survivors are left with severe neurological deficits. People who have had close contact with someone who has a meningococcal infection and populations with known high carriage rates are offered antibiotics in order to eradicate the bacteria and thus prevent disease.

Data from 24 studies, most of high quality, including 6885 participants found that rifampin (also known as rifampicin), ciprofloxacin, ceftriaxone and penicillin are effective agents for eradicating carriage of N. meningitidis. However, the use of rifampin may have a disadvantage as development of resistance to the antibiotic has been noted following treatment. Mild adverse events are associated with the different antibiotics used. Disease prevention could not be evaluated directly in this review as only data for eradication of the bacteria were available. Different follow-up periods were reported in the studies. Evidence in this review is current as of June 2013.

Résumé   Abstract
Contexte   Background

La méningococcie est une infection bactérienne contagieuse causée par La Neisseria meningitidis (Meningitidis N. ). Les contacts familiaux ont le plus haut risque de contracter la maladie au cours de la première semaine d'un cas détecté. La prophylaxie est prise en compte pour les proches souffrant d'une infection à méningocoques et les populations susceptibles d'avoir un taux de contamination élevé.

 

Meningococcal disease is a contagious bacterial infection caused by Neisseria meningitidis (N. meningitidis). Household contacts have the highest risk of contracting the disease during the first week of a case being detected. Prophylaxis is considered for close contacts of people with a meningococcal infection and populations with known high carriage rates.

Objectifs   Objectives

Pour étudier l'efficacité, les effets indésirables et le développement de résistance aux antibiotiques de différents schémas de traitement prophylactique pour l'infection à méningocoques.

 

To study the effectiveness, adverse events and development of drug resistance of different antibiotics as prophylactic treatment regimens for meningococcal infection.

Stratégie de recherche   Search methods

Nous avons effectué des recherches dans CENTRAL 2013, numéro 6, MEDLINE (de janvier 1966 à juin semaine 1, 2013), EMBASE (de 1980 à juin 2013) et LILACS (de 1982 à juin 2013).

 

We searched CENTRAL 2013, Issue 6, MEDLINE (January 1966 to June week 1, 2013), EMBASE (1980 to June 2013) and LILACS (1982 to June 2013).

Critères de sélection   Selection criteria

Les essais contrôlés randomisés (ECR) ou quasi-ECR portant sur l'efficacité de différents antibiotiques pour : (a) la prophylaxie contre la méningococcie ; (b) l'éradication du Meningitidis N.

 

Randomised controlled trials (RCTs) or quasi-RCTs addressing the effectiveness of different antibiotics for: (a) prophylaxis against meningococcal disease; (b) eradication of N. meningitidis.

Recueil des données et analyse   Data collection and analysis

Deux auteurs de revues ont indépendamment évalué la qualité et extrait les données des essais inclus. Nous avons analysé les données dichotomiques en calculant le risque relatif (RR) et l'intervalle de confiance (IC) à 95 % pour chaque essai.

 

Two review authors independently appraised the quality and extracted data from the included trials. We analysed dichotomous data by calculating the risk ratio (RR) and 95% confidence interval (CI) for each trial.

Résultats principaux   Main results

Aucun nouvel essai n'a été identifié pour l'inclusion dans cette mise à jour. Nous avons inclus 24 études; dix-neuf incluant 2 531 participants randomisés et cinq comprenant 4 354 participants randomisés en grappes. Il n'y avait aucun cas de méningococcie au cours du suivi dans les essais, ainsi cette efficacité, concernant la prévention de maladies, ne peut pas être évaluée.

Les mortalités qui ont été rapportées dans une étude n'étaient pas liées à la méningococcie ou au traitement. La ciprofloxacine (RR 0,04 ; IC à 95 % 0,01 à 0,12), la rifampine (rifampicine) (RR 0,17 ; IC à 95 % 0,13 à 0,24), la minocycline (RR 0,28 ; IC à 95 % 0,21 à 0,37) et la pénicilline (RR 0,47 ; IC à 95 % 0,24 à 0,94) se sont avérées efficaces pour éradiquer la Meningitidis N. une semaine après le traitement par rapport à un placebo. La rifampicine (RR 0,20 ; IC à 95 % 0,14 à 0,29), la ciprofloxacine (RR de 0,03 ; IC à 95 % 0,00 à 0,42) et la pénicilline (RR 0,63 ; IC à 95 % 0,51 à 0,79) se sont avérées néanmoins efficaces après une à deux semaines. La rifampicine était efficace par rapport à un placebo jusqu'à quatre semaines après le traitement mais des isolats résistants ont été observés après le traitement prophylactique. Aucun essai n'évaluait la ceftriaxone par rapport à un placebo, mais la rifampicine était moins efficace que la ceftriaxone après une à deux semaines de suivi (RR 5.93 ; IC à 95 % 1,22 à 28.68). Les effets indésirables bénins associés au traitement étaient observés.

 

No new trials were found for inclusion in this update. We included 24 studies; 19 including 2531 randomised participants and five including 4354 cluster-randomised participants. There were no cases of meningococcal disease during follow-up in the trials, thus effectiveness regarding prevention of future disease cannot be directly assessed.

Mortality that was reported in one study was not related to meningococcal disease or treatment. Ciprofloxacin (RR 0.04; 95% CI 0.01 to 0.12), rifampin (rifampicin) (RR 0.17; 95% CI 0.13 to 0.24), minocycline (RR 0.28; 95% CI 0.21 to 0.37) and penicillin (RR 0.47; 95% CI 0.24 to 0.94) proved effective at eradicating N. meningitidis one week after treatment when compared with placebo. Rifampin (RR 0.20; 95% CI 0.14 to 0.29), ciprofloxacin (RR 0.03; 95% CI 0.00 to 0.42) and penicillin (RR 0.63; 95% CI 0.51 to 0.79) still proved effective at one to two weeks. Rifampin was effective compared to placebo up to four weeks after treatment but resistant isolates were seen following prophylactic treatment. No trials evaluated ceftriaxone against placebo but rifampin was less effective than ceftriaxone after one to two weeks of follow-up (RR 5.93; 95% CI 1.22 to 28.68). Mild adverse events associated with treatment were observed.

Conclusions des auteurs   Authors'conclusion

Utiliser de la rifampicine lors d'une éclosion épidémique peut conduire à la circulation d'isolats résistants. L'utilisation de la ciprofloxacine, de la ceftriaxone ou de la pénicilline devrait être envisagée. Tous les quatre agents étaient efficaces jusqu'à deux semaines de suivi, mais d'autres essais comparant l'efficacité de ces agents pour éradiquer Meningitidis N. devraient fournir des informations importantes.

 

Using rifampin during an outbreak may lead to the circulation of resistant isolates. Use of ciprofloxacin, ceftriaxone or penicillin should be considered. All four agents were effective for up to two weeks follow-up, though more trials comparing the effectiveness of these agents for eradicating N. meningitidis would provide important insights.

 

Groupe d'appartenance : Infections respiratoires aiguës

Sujet(s) associé(s) : Poumons et voies respiratoires, Maladies infectieuses

 

Cliquez ici pour consulter ce résumé dans sa version originale.

 

Li S, Yue J, Dong BR, Yang M, Lin X, Wu T.
Acetaminophen (paracetamol) for the common cold in adults.
Cochrane Database of Systematic Reviews 2013, Issue 7. Art. No.: CD008800. DOI: 10.1002/14651858.CD008800.pub2

TRADUCTION   ORIGINAL
Date de traduction : 07-08-2013
Responsable traduction : Centre Cochrane Français
Financeurs pour le Canada : Instituts de Recherche en Santé du Canada, Ministère de la Santé et des Services Sociaux du Québec, Fonds de recherche du Québec-Santé et Institut National d'Excellence en Santé et en Services Sociaux; pour la France :  Ministère en charge de la Santé 
  Published : 2013-7-1
Statut :NEW
Acétaminophène (paracétamol) contre le rhume chez l'adulte   Acetaminophen (paracetamol) for the common cold in adults
Résumé en langue simplifiée   Plain language summary

Acétaminophène contre le rhume chez l'adulte

Le rhume est l'infection virale des voies respiratoires supérieures la plus répandue. Aux États-Unis, les adultes contractent deux à quatre rhumes par an. Les symptômes du rhume se manifestent généralement par des obstructions nasales, des céphalées, des maux de gorge, des éternuements, de la toux, une sensation de malaise et des écoulements nasaux. Il n'existe aucun traitement efficace contre le rhume et la plupart des médicaments sont symptomatiques. L'acétaminophène (aussi connu sous le nom de « paracétamol ») est couramment utilisé comme ingrédient principal dans des traitements combinés contre le rhume. Toutefois, il existe peu d'informations concernant son efficacité et son innocuité. Nous avons passé en revue des études afin d'évaluer l'efficacité et l'innocuité de l'acétaminophène dans le traitement du rhume chez l'adulte.

Nous avons identifié quatre essais totalisant 758 participants. Nous avons exclu les études dans lesquelles les participants souffraient de complications. Deux des quatre études incluses dans cette revue étaient de petite taille et la qualité des preuves était médiocre à moyenne. Nous ignorons si l'acétaminophène permet de réduire les symptômes du rhume ou ses effets indésirables. Nous ne pouvons recommander ou déconseiller son administration dans la pratique courante car nous ne disposons pas de suffisamment d'essais correctement conçus pour parvenir à une conclusion. D'autres études de bonne qualité sont nécessaires pour déterminer l'efficacité de l'acétaminophène à soulager les symptômes du rhume.

 

Acetaminophen for the common cold in adults

The common cold is the most frequent viral infection of the upper respiratory tract. Adults in the US experience two to four colds per year. The symptoms of the common cold usually include nasal obstruction, headache, sore throat, sneezing, cough, malaise and nasal discharge. There is no effective therapy for the common cold and most medications are symptomatic. Acetaminophen (also called paracetamol) is widely used as the major ingredient in combination medications for the common cold. However, there is little information about the effectiveness and safety of this treatment. We reviewed studies to evaluate the effectiveness and safety of acetaminophen in the treatment of the common cold in adults.

We identified four trials that included 758 participants. We excluded studies in which the participants had complications. Two of the four included studies in this review were small and the quality of the evidence was low to moderate. We do not know if acetaminophen is effective for reducing common cold symptoms or its adverse effects. We cannot either 'recommend' or 'not recommend' its use in common practice because we do not have enough well-designed trials to reach a conclusion. There is a need for more high-quality studies to determine the effectiveness of acetaminophen in relieving common cold symptoms.

Résumé   Abstract
Contexte   Background

L'acétaminophène est couramment prescrit pour le traitement du rhume, mais il existe peu de preuves concernant son efficacité.

 

Acetaminophen is frequently prescribed for treating patients with the common cold, but there is little evidence as to whether it is effective.

Objectifs   Objectives

Déterminer l'efficacité et l'innocuité de l'acétaminophène dans le traitement du rhume chez l'adulte.

 

To determine the efficacy and safety of acetaminophen in the treatment of the common cold in adults.

Stratégie de recherche   Search methods

Nous avons effectué des recherches dans CENTRAL 2013, numéro 1, Ovid MEDLINE (de 1950 à la semaine 5 de janvier 2013), EMBASE (de 1980 à février 2013), CINAHL (de 1982 à février 2013) et LILACS (de 1985 à février 2013).

 

We searched CENTRAL 2013, Issue 1, Ovid MEDLINE (1950 to January week 5, 2013), EMBASE (1980 to February 2013), CINAHL (1982 to February 2013) and LILACS (1985 to February 2013).

Critères de sélection   Selection criteria

Nous avons inclus des essais contrôlés randomisés (ECR) comparant l'acétaminophène à un placebo ou à l'absence de traitement chez des adultes enrhumés. Les études étaient incluses à condition que les essais utilisent l'acétaminophène comme ingrédient d'un traitement combiné. Nous avons exclu les études dans lesquelles les participants souffraient de complications. Les principaux critères de jugement incluaient les scores de symptômes subjectifs et la durée des symptômes du rhume. Les critères de jugement secondaires étaient le bien-être global, les événements indésirables et des coûts financiers.

 

We included randomised controlled trials (RCTs) comparing acetaminophen to placebo or no treatment in adults with the common cold. Studies were included if the trials used acetaminophen as one ingredient of a combination therapy. We excluded studies in which the participants had complications. Primary outcomes included subjective symptom score and duration of common cold symptoms. Secondary outcomes were overall well being, adverse events and financial costs.

Recueil des données et analyse   Data collection and analysis

Deux auteurs de la revue ont indépendamment analysé les études en vue de leur inclusion, évalué les risques de biais et extrait des données. Nous avons procédé à des analyses statistiques standard.

 

Two review authors independently screened studies for inclusion, assessed risk of bias and extracted data. We performed standard statistical analyses.

Résultats principaux   Main results

Nous avons inclus quatre ECR impliquant 758 participants. Nous n'avons pas regroupé les données en raison de l'hétérogénéité de la conception des études, des résultats et des points temporels. Les études fournissaient très peu d'informations sur des effets dépassant plusieurs heures, étant donné que trois des quatre études incluses étaient des essais de courte durée de seulement quatre à six heures. Les participants traités par acétaminophène constataient des améliorations significatives au niveau des obstructions nasales dans deux des quatre études. Une étude montrait que l'acétaminophène était plus efficace qu'un placebo à réduire la gravité de la rhinorrhée, mais qu'il était moins efficace dans le traitement des éternuements et de la toux. L'acétaminophène n'améliorait pas les maux de gorge ou la sensation de malaise dans deux des quatre études. Les résultats étaient incohérents pour certains symptômes. Deux études montraient une nette amélioration des céphalées et des courbatures dans le groupe de l'acétaminophène par rapport au groupe du placebo, alors qu'une étude ne montrait aucune différence entre le groupe de l'acétaminophène et celui du placebo. Aucune des études incluses ne rapportait la durée des symptômes du rhume. Des effets secondaires mineurs (notamment des événements indésirables gastro-intestinaux, des vertiges, une sécheresse buccale, une somnolence et une transpiration accrue) dans le groupe de l'acétaminophène étaient rapportés dans deux des quatre études. L'un d'entre eux utilisait de la pseudoéphédrine combinée à de l'acétaminophène.

 

We included four RCTs involving 758 participants. We did not pool data because of heterogeneity in study designs, outcomes and time points. The studies provided sparse information about effects longer than a few hours, as three of four included studies were short trials of only four to six hours. Participants treated with acetaminophen had significant improvements in nasal obstruction in two of the four studies. One study showed that acetaminophen was superior to placebo in decreasing rhinorrhoea severity, but was not superior for treating sneezing and coughing. Acetaminophen did not improve sore throat or malaise in two of the four studies. Results were inconsistent for some symptoms. Two studies showed that headache and achiness improved more in the acetaminophen group than in the placebo group, while one study showed no difference between the acetaminophen and placebo group. None of the included studies reported the duration of common cold symptoms. Minor side effects (including gastrointestinal adverse events, dizziness, dry mouth, somnolence and increased sweating) in the acetaminophen group were reported in two of the four studies. One of them used a combination of pseudoephedrine and acetaminophen.

Conclusions des auteurs   Authors'conclusion

L'acétaminophène peut permettre de soulager les obstructions nasales et la rhinorrhée, mais ne semble pas améliorer certains autres symptômes du rhume (notamment les maux de gorge, la sensation de malaise, les éternuements et la toux). Toutefois, deux des quatre études incluses dans la présente revue étaient de petite taille et il était difficile de savoir si l'assignation avait été gardée secrète dans les quatre études. Les données figurant dans la présente revue ne fournissent pas suffisamment de preuves pour informer la pratique sur l'administration d'acétaminophène contre le rhume chez l'adulte. D'autres essais correctement conçus et à grande échelle sont nécessaires pour déterminer si cette intervention permet de traiter efficacement le rhume chez l'adulte.

 

Acetaminophen may help relieve nasal obstruction and rhinorrhoea but does not appear to improve some other cold symptoms (including sore throat, malaise, sneezing and cough). However, two of the four included studies in this review were small and allocation concealment was unclear in all four studies. The data in this review do not provide sufficient evidence to inform practice regarding the use of acetaminophen for the common cold in adults. Further large-scale, well-designed trials are needed to determine whether this intervention is beneficial in the treatment of adults with the common cold.

 

Groupe d'appartenance : Infections respiratoires aiguës

Sujet(s) associé(s) : Oto-rhino-laryngologie

 

Cliquez ici pour consulter ce résumé dans sa version originale.

 

Maconochie IK, Baumer JH.
Fluid therapy for acute bacterial meningitis.
Cochrane Database of Systematic Reviews 2013, Issue 6. Art. No.: CD004786. DOI: 10.1002/14651858.CD004786.pub3

TRADUCTION   ORIGINAL
Date de traduction : 14-6-2013
Responsable traduction : Centre Cochrane Français
Financeurs pour le Canada : Instituts de Recherche en Santé du Canada, Ministère de la Santé et des Services Sociaux du Québec, Fonds de recherche du Québec-Santé et Institut National d'Excellence en Santé et en Services Sociaux; pour la France :  Ministère en charge de la Santé 
  Published : 2011-2-16
Statut :UPDATED
Traitement liquidien pour la méningite bactérienne aiguë   Fluid therapy for acute bacterial meningitis
Résumé en langue simplifiée   Plain language summary

Liquides pour les personnes souffrant d'une méningite bactérienne aiguë

La méningite bactérienne se traduit par une infection du liquide dans lequel baignent la moelle épinière et le cerveau. Les antibiotiques sont prescrits pour la traiter. Le traitement adjuvant comprend d'autres médicaments et la régulation de l'apport liquidien. Malgré le traitement, l'infection peut entraîner un risque de décès ou de complications à long terme, en particulier chez les patients les plus jeunes et les plus âgés.

Il y a des désaccords quant à savoir si les liquides devraient être limités ou non (les hormones sécrétées par les patients très malades réduisent la production normale de liquide organique). Il existe des risques potentiels associés à un apport liquidien excessif (notamment un œdème cérébral) ou insuffisant (particulièrement un choc). Trois essais portant sur plus de 400 enfants (plus de 350 d'entre eux faisaient partie du même essai) ont été inclus. Tous les essais étaient réalisés dans des pays présentant un taux de mortalité élevé et où les malades ne recherchent de l'aide que tardivement.

L'analyse des essais disponibles ne révélait aucune différence significative concernant les taux de mortalité ou les effets globaux sur la fonction cérébrale, qu'ils soient immédiats ou tardifs. Toutefois, une étude constatait un taux de convulsions et de spasticité (tonus musculaire anormal) significativement plus faible chez les enfants recevant un apport liquidien normal par rapport à ceux sous restriction liquidienne.

Un effet indésirable était observé chez les enfants recevant un apport en liquides restreint : ils étaient moins susceptibles de présenter de faibles niveaux de sodium dans le sang et, par conséquent, ils connaissaient de plus grandes diminutions des liquides organiques.

Un effet indésirable de l'administration liquidienne sans restriction était signalé dans une étude. Il se traduisait par un œdème facial dû aux liquides à court terme et par de faibles niveaux de sodium dans le sang un à deux jours après le début de l'administration, mais la plus grande étude ne constatait aucune différence des niveaux de sodium dans le sang.

Cette revue a trouvé peu de preuves provenant de ces essais encourageant à ne pas restreindre les liquides dans des environnements où le taux de mortalité est élevé. Comme il n'y avait pas d'essais réalisés dans d'autres environnements, il n'existe aucune preuve permettant de guider les cliniciens lorsque les enfants présentent des symtômes précoces et que le taux de mortalité est plus faible.

 

Fluids for people with acute bacterial meningitis

Bacterial meningitis is an infection of the fluid in the spinal cord and surrounding the brain. Antibiotics are prescribed as treatment. Supportive care includes other drugs and the regulation of fluid intake. Despite treatment, there is a risk of death or long-term complications from the infection, especially in the youngest and oldest patients.

There has been disagreement as to whether fluids should be restricted (hormones secreted by very ill patients reduce normal fluid output by the body). There are potential risks from giving too much fluid (especially brain swelling) as well as too little fluid (especially shock). Three trials involving over 400 children (over 350 of which were in a single trial) were included. All trials were set in countries where death rates are high and where patients seek help late.

Analysis of available trials found no significant differences in death rates or overall effects on brain function, either immediately or later. However, one study found a significantly lower rate of seizures and spasticity (abnormal body tone) in children receiving normal amounts of fluid compared to those receiving restricted fluids.

An adverse effect in children with restricted fluid intake was that they were less likely to have low levels of sodium in their blood and therefore, they would experience greater reductions in body fluids.

An adverse effect of unrestricted fluid administration was reported in one study as short-term fluid swelling of the face and low sodium levels in the blood one to two days after fluids were started, although the largest study found no difference in sodium levels in the blood.

The review found limited evidence from these trials in support of not restricting fluids in settings with high death rates. As there were no trials in other settings, there is no evidence to guide clinicians where children present early and mortality rates are lower.

Résumé   Abstract
Contexte   Background

La méningite bactérienne aiguë demeure une maladie comportant un taux de mortalité et une morbidité élevés. Cependant, avec un traitement antimicrobien et adjuvant, adapté et rapide, les chances de survie s'améliorent, particulièrement chez les nourrissons et les enfants. La gestion prudente de l'équilibre hydroélectrolytique est un traitement adjuvant important. La sous-hydratation et la surhydratation sont associées à des résultats indésirables.

 

Acute bacterial meningitis remains a disease with high mortality and morbidity rates. However, with prompt and adequate antimicrobial and supportive treatment, the chances for survival have improved, especially among infants and children. Careful management of fluid and electrolyte balance is an important supportive therapy. Both over- and under-hydration are associated with adverse outcomes.

Objectifs   Objectives

Évaluer différents volumes de liquides apportés lors de la prise en charge initiale de la méningite bactérienne.

 

To evaluate differing volumes of fluid given in the initial management of bacterial meningitis.

Stratégie de recherche   Search methods

Nous avons effectué des recherches dans le registre Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL) (Bibliothèque Cochrane 2010, numéro 3) qui contient le registre spécialisé du groupe Cochrane sur les infections respiratoires aiguës, MEDLINE (de 1966 à la semaine 4 de juillet 2010) ; EMBASE (de 1980 à août 2010) ; et CINAHL (de 1982 à août 2010).

 

We searched the Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL) (The Cochrane Library 2010, Issue 3), which includes the Cochrane Acute Respiratory Infections Group's Specialised Register; MEDLINE (1966 to Week 4, July 2010); EMBASE (1980 to August 2010); and CINAHL (1982 to August 2010).

Critères de sélection   Selection criteria

Les essais contrôlés randomisés (ECR) portant sur différents volumes de liquides apportés lors de la prise en charge initiale de la méningite bactérienne étaient éligibles à l'inclusion.

 

Randomised controlled trials (RCTs) of differing volumes of fluid given in the initial management of bacterial meningitis were eligible for inclusion.

Recueil des données et analyse   Data collection and analysis

Six essais ont été identifiés lors de la première recherche et, après une inspection minutieuse, seuls trois d'entre eux satisfaisaient aux critères d'inclusion. Les données ont été extraites et la qualité des essais évaluée par les quatre auteurs de la revue d'origine (un auteur, R.O.W., a trouvé la mort depuis la revue initiale, voir les remerciements). Les données ont été combinées pour la méta-analyse à l'aide de risques relatifs (RR) pour les données dichotomiques ou d'une différence moyenne (DM) pour les données continues. Un modèle statistique à effets fixes a été utilisé.

 

The initial search identified six trials; on careful inspection three of these met the inclusion criteria. Data were extracted and trials were assessed for quality by all four of the original review authors (one author, ROW, has died since the original review, see acknowledgements). We combined data for meta-analysis using risk ratios (RR) for dichotomous data or mean difference (MD) for continuous data. We used a fixed-effect statistical model.

Résultats principaux   Main results

Le plus grand des trois essais était réalisé dans un environnement où le taux de mortalité est élevé. La méta-analyse n'indiquait aucune différence significative entre le groupe de maintien des liquides et celui sous restriction liquidienne à l'égard du nombre de décès (risque relatif (RR) 0,82, intervalle de confiance (IC) à 95 % entre 0,53 et 1,27), des séquelles neurologiques graves et aiguës (RR 0,67, IC à 95 % entre 0,41 et 1,08) ou des séquelles de bénignes à modérées (RR 1,24, IC à 95 % entre 0,58 et 2,65). Cependant, lorsque les séquelles neurologiques étaient plus tard définies, il existait une différence statistiquement significative en faveur du groupe de maintien des liquides en ce qui concerne la spasticité (RR 0,50, IC à 95 % entre 0,27 et 0,93), les convulsions à 72 heures (RR 0,59, IC à 95 % entre 0,42 et 0,83) mais aussi à 14 jours (RR 0,19, IC à 95 % entre 0,04 et 0,88) et les séquelles neurologiques chroniques graves après trois mois de suivi (RR 0,42, IC à 95 % entre 0,20 et 0,89).

 

The largest of the three trials was conducted in settings with high mortality rates. The meta-analysis found no significant difference between the maintenance-fluid and restricted-fluid groups in number of deaths (risk ratio (RR) 0.82, 95% confidence interval (CI) 0.53 to 1.27); acute severe neurological sequelae (RR 0.67, 95% CI 0.41 to 1.08); or in mild to moderate sequelae (RR 1.24, 95% CI 0.58 to 2.65). However, when neurological sequelae were defined further, there was a statistically significant difference in favour of the maintenance-fluid group in regard to spasticity (RR 0.50, 95% CI 0.27 to 0.93); seizures at both 72 hours (RR 0.59, 95% CI 0.42 to 0.83) and 14 days (RR 0.19, 95% CI 0.04 to 0.88); and chronic severe neurological sequelae at three months follow-up (RR 0.42, 95% CI 0.20 to 0.89).

Conclusions des auteurs   Authors'conclusion

Certaines preuves sont favorables au maintien des liquides intraveineux plutôt qu'à leur restriction au cours des premières 48 heures dans des environnements où le taux de mortalité est élevé et où les patients consultent tardivement. Cependant, lorsque les enfants consultent sans attendre et que le taux de mortalité est plus faible, l'insuffisance de preuves ne permet pas de faire des recommandations pour la pratique.

 

Some evidence supports maintaining intravenous fluids rather than restricting them in the first 48 hours in settings with high mortality rates and where patients present late. However, where children present early and mortality rates are lower, there is insufficient evidence to guide practice.

 

Groupe d'appartenance : Infections respiratoires aiguës

Sujet(s) associé(s) : Poumons et voies respiratoires, Maladies infectieuses, Santé des enfants

 

Cliquez ici pour consulter ce résumé dans sa version originale.

 

mercredi, 12 juin 2013 12:00

Les vaccins contre le rhume

Écrit par

Simancas-Racines D, Guerra CV, Hidalgo R.
Vaccines for the common cold.
Cochrane Database of Systematic Reviews 2013, Issue 6. Art. No.: CD002190. DOI: 10.1002/14651858.CD002190.pub4

TRADUCTION   ORIGINAL
Date de traduction : 16-07-2013
Responsable traduction : Centre Cochrane Français
Financeurs pour le Canada : Instituts de Recherche en Santé du Canada, Ministère de la Santé et des Services Sociaux du Québec, Fonds de recherche du Québec-Santé et Institut National d'Excellence en Santé et en Services Sociaux; pour la France :  Ministère en charge de la Santé 
  Published : 2013-6-12
Statut :NEW
Les vaccins contre le rhume   Vaccines for the common cold
Résumé en langue simplifiée   Plain language summary

Les vaccins pour la prévention du rhume chez les personnes en bonne santé

Le rhume est une infection virale des voies aériennes supérieures qui se résorbe d'elle même, caractérisée par des écoulements, une congestion nasale, des éternuements, la présence de toux, des malaises, avec ou sans maux de gorge, et une légère fièvre. Le traitement est symptomatique. Les vaccins pour prévenir le rhume sont difficiles à produire parce que les sources et les antigènes du virus varient énormément. Globalement, le rhume entraîne une morbidité étendue. L'efficacité et l'innocuité des interventions pour prévenir le rhume chez les personnes en bonne santé restent incertaines.

Cette revue Cochrane a identifié un seul essai contrôlé randomisé (ECR) totalisant 2307 personnes en bonne santé. L'essai comparait les vaccins adénovirus à un placebo pour prévenir le rhume chez les personnes en bonne santé. Aucune différence statistiquement significative dans l'incidence du rhume n'a été trouvée. Cet ECR ne mentionnait aucun effet indésirable lié au vaccin vivant. L'essai présentait un risque de biais élevé. Les données existantes ne soutiennent pas les vaccins adénovirus pour prévenir l'apparition du rhume chez les personnes en bonne santé. Il est nécessaires de réaliser d'autres recherches pour savoir si les vaccins viraux peuvent diminuer l'incidence du rhume.

 

Vaccines for preventing the common cold in healthy people

The common cold is a self limiting viral infection of the upper respiratory tract, characterised by a runny nose, nasal congestion, sneezing, cough, malaise, with or without sore throat, and a slightly elevated temperature. Treatment is symptomatic. Vaccines for preventing the common cold have been difficult to produce because the sources and antigens of the virus vary greatly. Globally, the common cold causes widespread morbidity. The efficacy and safety of interventions for preventing the common cold in healthy people are still uncertain.

This Cochrane review identified only one randomised controlled trial (RCT) involving 2307 healthy people. The trial compared adenovirus vaccines with a placebo to prevent the common cold in healthy people. No statistically significant difference in common cold incidence was found. This RCT report no adverse events related to the live vaccine. The trial had a high risk of bias. The existing evidence does not support adenovirus vaccines to prevent the common cold in healthy people. How far virus vaccines can reduce the incidence of the common cold still remains to be investigated.

Résumé   Abstract
Contexte   Background

Le rhume est une infection spontanément rémittente des voies respiratoires supérieures, qui se caractérise par des écoulements, une congestion nasale, des éternuements, la présence de toux, des malaises, des maux de gorge et de la fièvre (généralement < 37,8°C). La morbidité étendue qu'il cause à travers le monde est liée à son ubiquité plutôt qu'à sa gravité. Le développement des vaccins contre le rhume courant a été difficile en raison de la variabilité antigène du virus du rhume et des multiples autres virus indétectables, voire des bactéries agissant comme agents infectieux. Il subsiste des doutes quant à l'efficacité et l'innocuité des interventions pour prévenir le rhume chez les personnes en bonne santé.

 

The common cold is a spontaneously remitting infection of the upper respiratory tract, characterised by a runny nose, nasal congestion, sneezing, cough, malaise, sore throat and fever (usually < 37.8˚C). The widespread morbidity it causes worldwide is related to its ubiquitousness rather than its severity. The development of vaccines for the common cold has been difficult because of antigenic variability of the common cold virus and the indistinguishable multiple other viruses and even bacteria acting as infective agents. There is uncertainty regarding the efficacy and safety of interventions for preventing the common cold in healthy people.

Objectifs   Objectives

Evaluer l'efficacité clinique et l'innocuité des vaccins utilisés pour prévenir le rhume chez les personnes en bonne santé.

 

To assess the clinical effectiveness and safety of vaccines for preventing the common cold in healthy people.

Stratégie de recherche   Search methods

Nous avons effectué des recherches dans CENTRAL (2012, Numéro 12), MEDLINE (de 1948 à la 1ère semaine de janvier 2013), EMBASE (de 1974 à janvier 2013), CINAHL (de 1981 à janvier 2013) et LILACS (de 1982 à janvier 2013).

 

We searched CENTRAL (2012, Issue 12), MEDLINE (1948 to January week 1, 2013), EMBASE (1974 to January 2013), CINAHL (1981 to January 2013) and LILACS (1982 to January 2013).

Critères de sélection   Selection criteria

Les essais contrôlés randomisés (ECR) portant sur des vaccins viraux pour prévenir le rhume chez les personnes en bonne santé.

 

Randomised controlled trials (RCTs) of any virus vaccines to prevent the common cold in healthy people.

Recueil des données et analyse   Data collection and analysis

Deux auteurs de la revue ont évalué la qualité méthodologique des essais et en ont extrait les données, de manière indépendante. Les désaccords ont été résolus par la discussion ou en consultation avec un troisième auteur.

 

Two review authors independently evaluated methodological quality and extracted trial data. Disagreements were resolved by discussion or by consulting a third review author.

Résultats principaux   Main results

Cette revue incluait un ECR avec 2307 participants en bonne santé ; ils ont tous été analysés. Cet essai comparait l'effet d'un vaccin adénovirus par rapport à un placebo. Aucune différence statistiquement significative dans l'incidence du rhume n'a été trouvée : il a été constaté 13 évènements chez 1139 participants du groupe avec vaccins et 14 évènements chez 1168 participants du groupe avec placebo ; rapport de risque (RR) 0,95, intervalle de confiance (IC) à 95 % 0,45 à 2,02, P = 0,90). Aucun effet indésirable lié au vaccin vivant n'a été signalé.

 

This review included one RCT with 2307 healthy participants; all of them were analysed. This trial compared the effect of an adenovirus vaccine against a placebo. No statistically significant difference in common cold incidence was found: there were 13 events in 1139 participants in the vaccines group and 14 events in 1168 participants in the placebo group; risk ratio (RR) 0.95, 95% confidence interval (CI) 0.45 to 2.02, P = 0.90). No adverse events related to the live vaccine were reported.

Conclusions des auteurs   Authors'conclusion

Cette revue Cochrane a démontré qu'il n'y avait pas suffisamment de données sur l'effet des vaccins contre le rhume chez les personnes en bonne santé. Seul un ECR a été trouvé, il ne mentionnait aucune différence entre les groupes de comparaison ; il avait également un risque de biais élevé. Il n'y a pas de données concluantes permettant de soutenir l'utilisation des vaccins pour prévenir le rhume chez les personnes en bonne santé. Nous avons identifié le besoin de réaliser des ECR bien conçus et suffisamment puissants pour enquêter sur les vaccins contre le rhume chez les personnes en bonne santé. A moins que les ECR fournissent des données sur l'effet d'un traitement et que l'arbitrage entre les bénéfices et les inconvénients potentiels soit établi, les décisionnaires, les cliniciens et les universitaires ne devraient pas recommander l'utilisation des vaccins pour prévenir le rhume chez les personnes en bonne santé. Tout essai ultérieur sur les traitements médicaux pour prévenir le rhume devrait évaluer une multitude de vaccins viraux pour cette affection. Les mesures de résultats devraient inclure l'incidence du rhume, l'innocuité du vaccin et la mortalité liée au vaccin.

 

This Cochrane review has found a lack of evidence on the effects of vaccines for the common cold in healthy people. Only one RCT was found and this did not show differences between comparison groups; it also had a high risk of bias. There are no conclusive data to support the use of vaccines for preventing the common cold in healthy people. We identified the need for well-designed, adequately powered RCTs to investigate vaccines for the common cold in healthy people. Unless RCTs provide evidence of a treatment effect and the trade-off between potential benefits and harms is established, policy-makers, clinicians and academics should not recommend the use of vaccines for preventing the common cold in healthy people. Any future trials on medical treatments for preventing the common cold should assess a variety of virus vaccines for this condition. Outcome measures should include common cold incidence, vaccine safety and mortality related to the vaccine.

 

Groupe d'appartenance : Infections respiratoires aiguës

Sujet(s) associé(s) : Oto-rhino-laryngologie

 

Cliquez ici pour consulter ce résumé dans sa version originale.

 

Andabaka T, Nickerson JW, Rojas-Reyes MX, Rueda JD, Bacic Vrca V, Barsic B.
Monoclonal antibody for reducing the risk of respiratory syncytial virus infection in children.
Cochrane Database of Systematic Reviews 2013, Issue 4. Art. No.: CD006602. DOI: 10.1002/14651858.CD006602.pub4

TRADUCTION   ORIGINAL
Date de traduction : 17-5-2013
Responsable traduction : Centre Cochrane Français
Financeurs pour le Canada : Instituts de Recherche en Santé du Canada, Ministère de la Santé et des Services Sociaux du Québec, Fonds de recherche du Québec-Santé et Institut National d'Excellence en Santé et en Services Sociaux; pour la France :  Ministère en charge de la Santé 
  Published : 2013-4-30
Statut :NEW
Anticorps monoclonal pour réduire le risque d'infection par le virus respiratoire syncytial chez l'enfant   Monoclonal antibody for reducing the risk of respiratory syncytial virus infection in children
Résumé en langue simplifiée   Plain language summary

Le palivizumab pour réduire le risque d'infection VRS grave chez l'enfant

L'infection par le virus respiratoire syncytial (VRS) est une cause majeure d'infections respiratoires aiguës chez l'enfant. L'infection VRS peut provoquer une morbidité et une mortalité chez l'enfant, entraînant l'hospitalisation, l'admission en unité de soins intensifs, la nécessité de traitements médicaux intensifs et le décès.

La plupart des enfants infectés ont très peu de conséquences. Toutefois, on sait que les enfants souffrant d'autres problèmes de santé graves présentent un risque plus élevé de complications dues à une infection VRS. Cette revue a examiné l'utilisation d'une immunisation passive - le palivizumab - pour prévenir et modifier la gravité de l'infection VRS chez ces enfants et pour déterminer si elle est rentable.

Les résultats de cette revue sont basés sur des données issues de sept études (toutes commanditées par le laboratoire pharmaceutique produisant le médicament) totalisant 11 096 participants, rendant compte de l'efficacité et de l'innocuité du palivizumab, et de 34 études rendant compte de sa rentabilité.

Nos résultats suggèrent un effet favorable de l'utilisation préventive du palivizumab chez les enfants qui présentent un risque plus élevé de contracter une infection VRS grave, comparé à un placebo. Les enfants traités par palivizumab ont été hospitalisés moins souvent, ont passé moins de jours à l'hôpital, ont été admis en unité de soins intensifs moins souvent, et ont pris une oxygénothérapie pendant moins de jours que les enfants ayant reçu un placebo.

Compte tenu des problèmes de santé sous-jacents dans cette population de nourrissons et d'enfants, les taux élevés d'événements indésirables sont tout à fait attendus. Nos résultats ont montré que les enfants traités par palivizumab ont subi des événements indésirables tout aussi souvent que les enfants traités par placebo.

Le palivizumab s'avère être efficace pour réduire le nombre des hospitalisations, mais il n'est pas facile de déterminer s'il est également rentable. Cette revue a mis en évidence d'importantes différences dans les résultats de rentabilité entre les études. En raison des coûts élevés du médicament, il est possible que la prophylaxie par palivizumab ne soit pas disponible en tant que traitement standard dans de nombreux pays.

 

Palivizumab for reducing the risk of severe RSV infection in children

Respiratory syncytial virus (RSV) infection is a major cause of acute respiratory infections in children. RSV infection can lead to morbidity and mortality in children, resulting in hospitalisation, admission to an intensive care unit, the need for intensive medical therapies and death.

Most infected children suffer little consequence. However, children who have other serious health problems are known to be at higher risk of complications from RSV infection. This review examined the use of a passive immunisation - palivizumab - to prevent and modify the severity of RSV infection in these children and to determine if it is cost-effective.

The results from this review are based on data from seven studies (all sponsored by the drug manufacturing company) involving 11,096 participants reporting on efficacy and safety of palivizumab, and 34 studies reporting on its cost-effectiveness.

Our findings suggest a favourable effect of preventive use of palivizumab in children who are at higher risk of acquiring severe RSV infection, when compared to placebo. Children treated with palivizumab were less often hospitalised, spent fewer days in the hospital, were admitted to an intensive care unit less often, and had fewer days of oxygen therapy than children who received a placebo.

Considering the underlying health problems in this population of infants and children, high rates of adverse events are quite expected. Our findings showed that children treated with palivizumab experienced adverse events similarly as often as children treated with placebo.

Palivizumab was shown to be effective in reducing the hospitalisations, but whether it is also cost-effective is not easy to determine. This review found large differences in cost-effectiveness results across the studies. Due to the high costs of the drug, in many countries palivizumab prophylaxis might not be available as a standard treatment.

Résumé   Abstract
Contexte   Background

Le virus respiratoire syncytial (VRS) est l'un des pathogènes viraux les plus importants responsables des infections respiratoires aiguës chez l'enfant. Il entraîne environ 3,4 millions d'hospitalisations par an des enfants de moins de cinq ans. Le palivizumab est un anticorps monoclonal anti-VRS, administré par voie intramusculaire à une dose de 15 mg/kg une fois tous les 30 jours. L'efficacité et l'innocuité du palivizumab ont été évaluées dans des essais contrôlés randomisés (ECR) multicentriques, et un grand nombre d'évaluations économiques (EE) ont testé sa rentabilité.

 

Respiratory syncytial virus (RSV) is one of the most important viral pathogens causing acute respiratory infections in children. It results in about 3.4 million hospitalisations annually in children under five. Palivizumab is an anti-RSV monoclonal antibody, administered intramuscularly at a dose of 15 mg/kg once every 30 days. The efficacy and safety of palivizumab has been evaluated in multicentre, randomised controlled trials (RCTs) and a large number of economic evaluations (EEs) have tested its cost-effectiveness.

Objectifs   Objectives

Évaluer l'efficacité et l'innocuité de la prophylaxie par palivizumab comparée à un placebo, ou un autre type de prophylaxie, pour réduire le risque de complications (hospitalisation due à une infection VRS) chez les nourrissons et les enfants à haut risque. Évaluer la rentabilité (ou le rapport coût/utilité) de la prophylaxie par palivizumab comparée à l'absence de prophylaxie chez les nourrissons et les enfants dans les différents groupes à risque.

 

To assess the effectiveness and safety of palivizumab prophylaxis compared with placebo, or another type of prophylaxis, in reducing the risk of complications (hospitalisation due to RSV infection) in high-risk infants and children. To assess the cost-effectiveness (or cost-utility) of palivizumab prophylaxis compared with no prophylaxis in infants and children in different risk groups.

Stratégie de recherche   Search methods

Nous avons effectué des recherches dans CENTRAL 2012, numéro 7, MEDLINE (de 1996 à la 4ème semaine de juillet 2012), EMBASE (de 1996 à août 2012), CINAHL (de 1996 à août 2012) et LILACS (de 1996 à août 2012) pour trouver des études sur l'efficacité et l'innocuité. Nous avons effectué des recherches dans la base d'évaluation économique du NHS (NHS EED 2012, numéro 4), la base d'évaluation de l'économie de la santé (HEED, 9 août 2012) et la base d'évaluation économique en pédiatrie (PEDE, de 1980 à 2009), MEDLINE (de 1996 à la 4ème semaine de juillet 2012) et EMBASE (de 1996 à août 2012) pour les évaluations économiques.

 

We searched CENTRAL 2012, Issue 7, MEDLINE (1996 to July week 4, 2012), EMBASE (1996 to August 2012), CINAHL (1996 to August 2012) and LILACS (1996 to August 2012) for studies of effectiveness and safety. We searched the NHS Economic Evaluations Database (NHS EED 2012, Issue 4), Health Economics Evaluations Database (HEED, 9 August 2012) and Paediatric Economic Database Evaluations (PEDE, 1980 to 2009), MEDLINE (1996 to July week 4, 2012) and EMBASE (1996 to August 2012) for economic evaluations.

Critères de sélection   Selection criteria

Nous avons inclus les ECR ayant comparé la prophylaxie par palivizumab à un placebo, à l'absence de prophylaxie ou à un autre type de prophylaxie dans la prévention des maladies des voies respiratoires inférieures graves causées par le VRS chez des patients pédiatriques à haut risque. Nous avons inclus les analyses de rentabilité et les analyses de coût/utilité ayant comparé la prophylaxie par palivizumab à l'absence de prophylaxie.

 

We included RCTs comparing palivizumab prophylaxis with a placebo, no prophylaxis or another type of prophylaxis in preventing serious lower respiratory tract disease caused by RSV in paediatric patients at high risk. We included cost-effectiveness analyses and cost-utility analyses comparing palivizumab prophylaxis with no prophylaxis.

Recueil des données et analyse   Data collection and analysis

Deux auteurs de la revue ont indépendamment évalué le risque de biais des études incluses et extrait des données à la fois pour les ECR et les EE. Nous avons calculé les rapports de risque (RR) et leurs intervalles de confiance à 95 % associés pour les critères dichotomiques et pour les événements indésirables (EI). Nous avons rédigé un résumé narratif des résultats pour les critères continus, en raison de données manquantes sur les écarts-types. Nous avons effectué les méta-analyses au moyen d'un modèle à effets fixes pour l'estimation des effets regroupés chaque fois qu'il n'y avait pas d'indication d'hétérogénéité entre les ECR inclus. Nous avons résumé les résultats rapportés dans les EE incluses, tels que le coût incrémental, l'efficacité incrémentale, et le rapport coût-efficacité incrémental et/ou le rapport coût/utilité incrémental (ratio coût-efficacité incrémental (RCEI)), puis nous avons calculé les valeurs RCEI actuelles en Euros pour l'année 2011 pour toutes les études.

 

Two review authors independently assessed risk of bias for the included studies and extracted data for both the RCTs and EEs. We calculated risk ratios (RRs) and their associated 95% confidence intervals (CIs) for dichotomous outcomes and for adverse events (AEs). We provided a narrative summary of results for continuous outcomes, due to missing data on standard deviations. We performed fixed-effect meta-analyses for the estimation of pooled effects whenever there was no indication of heterogeneity between included RCTs. We summarised the results reported in included EEs, such as incremental costs, incremental effectiveness, and incremental cost-effectiveness and/or cost-utility ratios (ICERs), and we calculated ICER present values in 2011 Euros for all studies.

Résultats principaux   Main results

Parmi les sept ECR disponibles, trois ont comparé le palivizumab à un placebo chez un total de 2 831 patients, et quatre ont comparé le palivizumab au motavizumab chez un total de 8 265 patients. Tous les ECR ont été commandités par le laboratoire pharmaceutique produisant le médicament. La qualité méthodologique des ECR était globalement bonne, mais pour la plupart des résultats évalués les données issues de deux études seulement ont contribué à l'analyse. La prophylaxie par palivizumab a été associée à une réduction statistiquement significative des hospitalisations VRS (RR 0,49, IC à 95 % 0,37 à 0,64) comparée à un placebo. Par rapport au motavizumab, les patients traités par palivizumab ont présenté une augmentation non significative du risque d'hospitalisations VRS (RR 1,36, IC à 95 % 0,97 à 1,90). Dans les deux cas, la proportion des enfants présentant un EI quelconque ou un EI lié au médicament de l'étude était similaire entre les deux groupes.

En termes de preuves économiques, nous avons inclus 34 études ayant rapporté des données sur le rapport coût-efficacité et/ou le rapport coût/utilité pour la prophylaxie par palivizumab comparée à l'absence de prophylaxie, chez des enfants à haut risque atteints de différentes affections médicales sous-jacentes. La qualité globale des EE était bonne, mais les variations dans les approches de modélisation étaient considérables entre les études, entraînant d'importantes différences dans les résultats du rapport coût-efficacité. Le rapport coût-efficacité de la prophylaxie par palivizumab dépend de la consommation des ressources prise en compte par les auteurs de l'étude ; et du seuil du rapport coût-efficacité défini par le secteur de la santé dans chaque pays.

 

Of the seven available RCTs, three compared palivizumab with a placebo in a total of 2831 patients, and four compared palivizumab with motavizumab in a total of 8265 patients. All RCTs were sponsored by the drug manufacturing company. The overall quality of RCTs was good, but for most of the outcomes assessed only data from two studies contributed to the analysis. Palivizumab prophylaxis was associated with a statistically significant reduction in RSV hospitalisations (RR 0.49, 95% CI 0.37 to 0.64) when compared to placebo. When compared to motavizumab, palivizumab recipients showed a non-significant increase in the risk of RSV hospitalisations (RR 1.36, 95% CI 0.97 to 1.90). In both cases, the proportion of children with any AE or any AE related to the study drug was similar between the two groups.

In terms of economic evidence, we included 34 studies that reported cost-effectiveness and/or cost-utility data for palivizumab prophylaxis compared with no prophylaxis, in high-risk children with different underlying medical conditions. The overall quality of EEs was good, but the variations in modelling approaches were considerable across the studies, leading to big differences in cost-effectiveness results. The cost-effectiveness of palivizumab prophylaxis depends on the consumption of resources taken into account by the study authors; and on the cost-effectiveness threshold set by the healthcare sector in each country.

Conclusions des auteurs   Authors'conclusion

Il existe des preuves indiquant que la prophylaxie par palivizumab est efficace pour réduire la fréquence des hospitalisations dues à une infection VRS, c'est-à-dire pour réduire l'incidence des maladies des voies respiratoires inférieures graves causées par le VRS chez des enfants atteints de maladies pulmonaires chroniques, de cardiopathies congénitales ou chez des nouveau-nés prématurés.

Les résultats des évaluations économiques de la prophylaxie par palivizumab sont contradictoires, ce qui implique que les résultats économiques doivent être interprétés avec prudence. Les valeurs RCEI variaient considérablement selon les études, allant de très rentables à pas rentables. La disponibilité du palivizumab à faible coût devrait diminuer sa répartition géographique inéquitable, pour que la prophylaxie VRS soit disponible dans les pays les plus pauvres où les enfants sont les plus exposés à ce risque.

 

There is evidence that palivizumab prophylaxis is effective in reducing the frequency of hospitalisations due to RSV infection, i.e. in reducing the incidence of serious lower respiratory tract RSV disease in children with chronic lung disease, congenital heart disease or those born preterm.

Results from economic evaluations of palivizumab prophylaxis are inconsistent, implying that economic findings must be interpreted with caution. ICER values varied considerably across studies, from highly cost-effective to not cost-effective. The availability of low-cost palivizumab would reduce its inequitable distribution, so that RSV prophylaxis would be available to the poorest countries where children are at greatest risk.

 

Groupe d'appartenance : Infections respiratoires aiguës

Sujet(s) associé(s) : Poumons et voies respiratoires

 

Cliquez ici pour consulter ce résumé dans sa version originale.

 

Jiang L, Deng L, Wu T.
Chinese medicinal herbs for influenza.
Cochrane Database of Systematic Reviews 2013, Issue 3. Art. No.: CD004559. DOI: 10.1002/14651858.CD004559.pub4

TRADUCTION   ORIGINAL
Date de traduction : 1-4-2013
Responsable traduction : Centre Cochrane Français
Financeurs pour le Canada : Instituts de Recherche en Santé du Canada, Ministère de la Santé et des Services Sociaux du Québec, Fonds de recherche du Québec-Santé et Institut National d'Excellence en Santé et en Services Sociaux; pour la France :  Ministère en charge de la Santé 
  Published : 2013-3-28
Statut :UPDATED
Plantes médicinales chinoises dans le traitement de la grippe   Chinese medicinal herbs for influenza
Résumé en langue simplifiée   Plain language summary

Plantes médicinales chinoises dans le traitement de la grippe

La grippe est une infection respiratoire virale qui provoque une maladie fébrile aiguë accompagnée de myalgie, de céphalées et de toux, et qui peut être associée à des taux de morbidité et de mortalité élevés au cours d'une épidémie. On pense que les épidémies annuelles sont responsables d'entre trois et cinq millions de cas de grippe sévère, et entre 250 000 et 500 000 décès partout dans le monde. À l'heure actuelle, la vaccination annuelle constitue la principale stratégie de prévention de la grippe, et quatre agents antigrippaux (amantadine, rimantadine, zanamivir et oseltamivir) ont été homologués dans le traitement de la maladie. Néanmoins, des niveaux élevés de résistance aux médicaments ont été observés. De nombreuses plantes médicinales chinoises sont utilisées dans le traitement et la prévention de cette maladie.

Cette revue mise à jour évaluait les effets thérapeutiques et l'innocuité des plantes médicinales chinoises en tant que traitement alternatif et complémentaire à d'autres médicaments couramment utilisés dans le traitement de la grippe. Dix-huit études portant sur 2 521 participants ont été incluses dans cette revue. Les capsules de Ganmao s'avéraient plus efficaces que l'amantadine pour réduire les symptômes grippaux et faciliter le rétablissement dans une étude (dans laquelle des réactions indésirables étaient mentionnées dans le groupe recevant de l'amantadine, mais pour lesquelles aucune donnée n'était rapportée). Aucune différence significative n'était observée entre l'E Shu You et la ribavirine concernant le traitement de la grippe et l'incidence des réactions indésirables. Les 17 autres essais portant sur des plantes médicinales chinoises rapportaient un effet similaire à celui des médicaments antiviraux dans la prévention ou le traitement de la grippe. Néanmoins, les études incluses étaient de faible qualité et les preuves sont insuffisantes pour recommander ou déconseiller l'utilisation de toute préparation médicinale chinoise dans le traitement de la grippe. Des essais de haute qualité sont nécessaires.

 

Chinese medicinal herbs for influenza

Influenza is a viral respiratory infection that causes an acute febrile illness with myalgia, headache and cough, and can result in high morbidity and mortality rates during an epidemic. Annual epidemics are thought to result in between three and five million cases of severe influenza and between 250,000 and 500,000 deaths worldwide. Currently, annual vaccination is the primary strategy for preventing influenza, and four influenza antiviral agents (amantadine, rimantadine, zanamivir and oseltamivir) have been approved for treatment of influenza. However, high levels of drug resistance have been recorded. Many Chinese medicinal herbs are used to treat and prevent this condition.

This updated review assessed the therapeutic effects and safety of Chinese medicinal herbs as an alternative and adjunctive therapy to other commonly used drugs for influenza. Eighteen studies involving 2521 participants were included in the review. 'Ganmao' capsules were found to be more effective than amantadine in decreasing influenza symptoms and aiding recovery in one study (in which adverse reactions were mentioned in the amantadine group although no data were reported). There were no significant differences between 'E Shu You' and ribavirin in treating influenza, nor in the occurrence of adverse reactions. The remaining 17 Chinese herbal trials showed a similar effect to antiviral drugs in preventing or treating influenza. However, since these included studies were of poor quality, the evidence does not support or reject the use of any Chinese herbal preparations for influenza. High-quality trials are required.

Résumé   Abstract
Contexte   Background

La grippe est une infection respiratoire aiguë transmissible qui peut entraîner des taux de mortalité et de morbidité élevés au cours d'une épidémie. Les plantes médicinales traditionnelles chinoises, souvent administrées dans le respect d'une pratique médicale chinoise spécifique, pourraient potentiellement constituer un traitement de choix.

 

Influenza is a communicable acute respiratory infection which, during epidemics, can cause high morbidity and mortality rates. Traditional Chinese medicinal herbs, often administered following a particular Chinese medical theory, may be a potential treatment of choice.

Objectifs   Objectives

Évaluer les effets des plantes médicinales chinoises dans la prévention et le traitement de la grippe, et estimer la fréquence des effets indésirables.

 

To assess the effect of Chinese medicinal herbs used to prevent and treat influenza and to estimate the frequency of adverse effects.

Stratégie de recherche   Search methods

Nous avons consulté CENTRAL (2012, numéro 11), MEDLINE (de janvier 1966 à la 2ème semaine de novembre 2012), EMBASE (janvier 1988 à novembre 2012) et CNKI (janvier 1988 au 29 mars 2012). Nous avons également examiné les références bibliographiques des articles et le portail de recherche ICTRP de l'OMS (novembre 2012).

 

We searched CENTRAL (2012, Issue 11), MEDLINE (January 1966 to November week 2, 2012), EMBASE (January 1988 to November 2012) and CNKI (January 1988 to 29 March 2012). We also searched reference lists of articles and the WHO ICTRP search portal (November 2012).

Critères de sélection   Selection criteria

Les essais contrôlés randomisés (ECR) comparant des plantes médicinales traditionnelles chinoises à un placebo, une absence de traitement ou des médicaments conventionnels normalement utilisés dans la prévention et le traitement de la grippe non compliquée.

 

Randomised controlled trials (RCTs) comparing traditional Chinese medicinal herbs with placebo, no treatment or conventional medicine normally used in preventing and treating uncomplicated influenza.

Recueil des données et analyse   Data collection and analysis

Deux auteurs de la revue ont extrait indépendamment les données et évalué la qualité méthodologique des essais.

 

Two review authors independently extracted data and assessed trial quality.

Résultats principaux   Main results

Nous avons inclus 18 études portant au total sur 2 521 participants. La qualité méthodologique des 17 études incluses était faible. Les ECR inclus comparaient séparément des plantes médicinales à deux médicaments antiviraux différents, ce qui ne permettait pas de combiner les résultats. Trois essais seulement indiquaient que, par rapport aux médicaments antiviraux, les plantes médicinales chinoises pourraient être efficaces dans la prévention de la grippe et le soulagement des symptômes grippaux. Les capsules de Ganmao s'avéraient plus efficaces que l'amantadine pour réduire les symptômes grippaux et accélérer le rétablissement dans une étude (dans laquelle des réactions indésirables étaient mentionnées dans le groupe recevant de l'amantadine, mais pour lesquelles aucune donnée n'était rapportée). Aucune différence significative n'était observée entre l'E Shu You et la ribavirine concernant le traitement de la grippe et l'incidence des réactions indésirables. Dix études rapportaient des réactions indésirables légères.

 

We included 18 studies involving 2521 participants. The methodological quality of 17 included studies was poor. Included RCTs separately compared medicinal herbs with different antiviral drugs, precluding any pooling of results. Only three indicated that compared with antiviral drugs, Chinese medicinal herbs may be effective in preventing influenza and alleviating influenza symptoms. 'Ganmao' capsules were found to be more effective than amantadine in decreasing influenza symptoms and speeding recovery in one study (in which adverse reactions were mentioned in the amantadine group although no data were reported). There were no significant differences between 'E Shu You' and ribavirin in treating influenza, nor in the occurrence of adverse reactions. Ten studies reported mild adverse reactions.

Conclusions des auteurs   Authors'conclusion

La plupart des plantes médicinales chinoises examinées dans les études incluses présentaient des effets similaires à ceux des médicaments antiviraux dans la prévention ou le traitement de la grippe. Peu de plantes s'avéraient supérieures aux médicaments antiviraux. Aucun événement indésirable notable n'était rapporté dans les études incluses. Néanmoins, les preuves actuelles restent de faible qualité en raison des limitations méthodologiques des essais. D'autres ECR de haute qualité présentant des effectifs plus importants et une documentation claire sont nécessaires.

 

Most Chinese medical herbs in the included studies showed similar effects to antiviral drugs in preventing or treating influenza. Few were shown to be superior to antiviral drugs. No obvious adverse events were reported in the included studies. However, current evidence remains weak due to methodological limitations of the trials. More high-quality RCTs with larger numbers of participants and clear reporting are needed.

 

Groupe d'appartenance : Infections respiratoires aiguës

Sujet(s) associé(s) : Poumons et voies respiratoires, Maladies infectieuses, Médecine complémentaire et alternative, Santé des enfants

 

Cliquez ici pour consulter ce résumé dans sa version originale.

 

« DébutPrécédent123456789SuivantFin »
Page 1 sur 9


Partenaires -
Financeurs : 
Logo Ministère de la santéIUT_Paris_DescartesEHESPHaute autorité de santéAP-HPInserm
photos © inserm - Patrice Latron

  

Site créé par 4D4Design.fr